Attaque de policiers à Viry-Châtillon : des agents retournent dans la rue

Société
POLICE - Des manifestations sont organisées par des policiers ce samedi 3 décembre dans plusieurs grandes villes de France. Ils protestent contre l'insécurité, le manque de moyens mais aussi les "lourdeurs de la procédure pénale".

Ce samedi, un mineur a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'attaque de policiers à Viry-Châtillon début octobre. Une nouvelle qui n'a pas dissuadé le collectif "Policiers en colère" d'appeler à manifester dans plusieurs villes de France. A Paris, Rennes, Lyon ou Marseille, rendez-vous était donné à 15 heures, sans qu'une mobilisation comparable aux journées précédentes ne semble toutefois prendre forme. 


Plusieurs élus du Front national ont relayé le discret appel à manifester, à l'instar de Gilles Pennelle, président du groupe FN au Conseil Régional de Bretagne, venu soutenir un rassemblement à Rennes. 

Le 8 octobre dernier, une quinzaine d'individus ont incendié deux voitures de police, occupées par quatre agents en mission de surveillance à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. Deux des policiers avaient été très grièvement brûlés. Un vaste mouvement de protestation - hors syndicats - s'était développé parmi les policiers, à travers plusieurs nuits de manifestations clandestines. 


Face à cette grogne, Bernard Cazeneuve avait annoncé le 26 octobre l'octroi d'une enveloppe de 250 millions d'euros ainsi qu'une réforme de la légitime défense policière. Les manifestations s'étaient alors essouflées. Mais, en novembre, un brigadier de la BAC des Hauts-de-Seine a été entendu par l'Inspection de la police et convoqué pour ses prises de position devant le tribunal administratif, provoquant un nouveau vent de colère parmi les agents. 

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Ce samedi, le collectif national des Policiers en colère a indiqué à Europe 1 que la manifestation portait sur le manque de moyens, mais aussi "les lourdeurs de la procédure pénale" au sein de la police judiciaire. 


Jeudi, une dizaine d'agents ont rencontré le secrétaire général de la Cour d'appel de Lyon. Ils lui ont symboliquement remis une enveloppe contenant leurs demandes de retrait d'habilitation des officiers de police judiciaire (OPJ), qui leur permet de placer des personnes en garde à vue ou de recevoir des plaintes. Un mouvement venu de la base, mais désormais soutenu par certains syndicats policiers. "Ce qui est au coeur de la grogne, c'est qu'on leur avait promis des outils de simplification de la procédure et aujourd'hui c'est tout le contraire qui s'est passé", a dénoncé auprès de la radio David Alberto, représentant de Synergie-Officiers à Montpellier.

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