Attentat déjoué à Montpellier : trois suspects toujours en garde à vue, le quatrième relâché

ENQUÊTE - Quatre personnes, trois hommes et une jeune fille, soupçonnées de projeter un attentat suicide ont été arrêtées à Montpellier et dans les environs vendredi 10 février. Les gardes à vue de trois d'entre eux ont été prolongées ce samedi, tandis que le quatrième, âgé de 26 ans, est ressorti libre.

Une semaine après l'attaque au Louvre, les services antiterroristes ont interpellé vendredi dans la région de Montpellier quatre personnes, dont une adolescente de 16 ans, soupçonnées de vouloir commettre un attentat en France. Les enquêteurs pensent qu'un passage à l'acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment. Qui sont les suspects ? Le projet d'attentat était-il imminent ? LCI fait le point sur l'enquête.

Trois suspects transférés à la SDAT

Les quatre suspects, âgés de 16, 20, 26 et 33 ans, ont été arrêtés après qu'ils ont acheté de l'acétone, pouvant servir à la confection d'un engin explosif. Selon nos informations, l'adolescente de 16 ans, Sara Z., avait enregistré une vidéo d’allégeance à Daech mercredi dernier. Elle avait également prévu de se marier avec l'un des suspects, Thomas S., âgé de 20 ans. Ce dernier était connu des services de renseignements, tout comme le suspect âgé de 33 ans. 


Selon les premiers éléments dont disposent les enquêteurs, l'homme âgé de 20 ans projetait de "se faire exploser", a complété cette source. L'homme du groupe âgé de 26 ans a été relâché samedi selon une source proche de l'enquête, confirmant ainsi une information du Parisien


Les gardes à vues des suspects ont été prolongées samedi matin. Les interpellés devaient être transférés samedi soir dans les locaux de la Sous-Direction Anti-Terroriste à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en région parisienne. 

Des explosifs retrouvés

L'enquête, ouverte depuis le 2 février, s'est accélérée jeudi lorsque des suspects ont acheté de l'acétone et de l'eau oxygénée, des composants du TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable.


Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert du TATP, ainsi que tout le nécessaire pour confectionner des engins explosifs : acétone, eau oxygénée, seringues et gants de protection, a précisé une source judiciaire. "Plusieurs dizaines de grammes de TATP, à divers stade de fabrication", ont été retrouvés, a précisé la source policière.

Un projet imminent

"Selon les premiers éléments recueillis, (cette opération) a permis de déjouer un projet d'attentat imminent sur le sol français", écrit Bruno Le Roux dans un communiqué. Il ajoute que trois des quatre individus étaient "directement suspectés de préparer une action violente". C'est une enquête judiciaire menée sous l'autorité de la section anti-terroriste du parquet de Paris depuis deux semaines qui a mené à ces interpellations, a encore indiqué le ministre de l'Intérieur.


C'est notamment une vidéo dans laquelle l'adolescente de 16 ans prêtait allégeance à l'EI, diffusée sur les réseaux sociaux le 8 février, qui a motivé les services antiterroristes à agir rapidement.

De nombreux attentats déjoués

De nombreux attentats ou projets ont été déjoués depuis début 2015. Le 13 décembre dernier, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait fait état de "pas moins de 13 tentatives impliquant plus d'une trentaine d'individus", dont des femmes et des mineurs, depuis l'attentat de Nice du 14 juillet. Fin novembre, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne et qui avaient fait allégeance à Daech, ont été mis en examen et écroués.

En vidéo

Projet d'attentat déjoué : "C'était une personne très gentille" témoigne une voisine

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Projet d'attentat déjoué dans l'Hérault

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter