Attentat déjoué : ce que l’on sait de l’ancien militaire en garde à vue

Attentat déjoué : ce que l’on sait de l’ancien militaire en garde à vue

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PYRENEES ORIENTALES - Trois jeunes hommes soupçonnés d'avoir projeté l'attaque d'un fort des Pyrénées-Orientales et la décapitation d'un officier étaient en garde à vue jeudi à la DGSI. L'un d'eux retient particulièrement l'attention : ancien militaire, il aurait été guetteur sur les lieux.

Attaquer un fort des Pyrénées-Orientales pour y décapiter un officier, au nom du djihad. C’est le macabre projet auquel s’affairaient trois hommes - un quatrième a été relâché ce jeudi -, avant d’être stoppés par les autorités. Âgés de 17, 19 et 23 ans, ils ont été interpellés lundi, veille de Fête nationale, avant d’être entendus par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Parmi eux un ancien militaire, le plus âgé, est considéré comme l’instigateur de l’attaque.

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Quel était son objectif ?
Selon plusieurs sources, les trois hommes auraient envisagé de tuer des militaires en poste au Fort Béar, avant de décapiter le chef du détachement. Une scène que, selon une source proche de l'enquête, ils auraient souhaité filmer pour la diffuser sur internet.

Un militaire en poste dans les Pyrénées-Orientales ?
Selon l’AFP, le cerveau du trio a "pu être posté à Fort Béar" avant d'être réformé de la Marine nationale. Le quotidien Midi Libre , bien informé sur le dossier, indique que l’individu serait un certain Djibrill A. et qu'il aurait servi en tant que "guetteur" dans ce sémaphore. Aucune arme ni explosif n'ont été retrouvés durant les perquisitions. Mais, selon une source proche du dossier, ils auraient exprimé le souhait de se procurer des armes de poing.

Pourquoi a-t-il quitté l’armée ?
Son contrat avec l'armée s'est achevé le 21 janvier 2014. Toujours selon Midi Libre, "il aurait été réformé en 2015 "pour raisons médicales" et non en raison d'une éventuelle radicalisation". En outre, il aurait pu "nourrir une rancune personnelle contre le chef de détachement".

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