Attentats de Paris : Abaaoud serait resté caché quatre jours dans un buisson

Attentats de Paris : Abaaoud serait resté caché quatre jours dans un buisson

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CACHETTE - L'enquête sur les attentats de Paris se poursuit et offre son lot de révélations surprenantes. Après les attaques, Abdelhamid Abaaoud aurait passé quatre jours terré dans un buisson en bord de route à Aubervilliers.

Abdelhamid Abaaoud aurait passé quatre jours dans un buisson. Plus d'un mois après les multiples attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis , de nouveaux éléments laissent à penser que la fuite de certains auteurs des tueries n'était pas aussi bien préparée que ce que l'on pouvait penser.

Un buisson en bord de route

Selon Le Parisien , le terroriste Abdelhamid Abaaoud, membre du commando qui a attaqué plusieurs terrasses dans le 11e arrondissement de la capitale, a passé quatre jour "à vivre comme un SDF". Ce n'est que le 17 novembre que les enquêteurs en acquièrent la certitude, après avoir été tuyauté sur la possible présence du terroriste près de l'A86, à Aubervilliers.

Après de longues heures de planque, les policiers assistent à un spectacle surréaliste. Une femme, téléphone en main, s'approche du buisson qu'ils surveillent. Sa silhouette ne laisse aucun doute aux enquêteurs : il s'agit de Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abaaoud. Quelques secondes plus tard, l'un des terroristes les plus recherchés d'Europe sort de sa cachette, négligé, un bonnet vissé sur la tête. En quelques minutes, la décision est prise de ne pas l'interpeller tout de suite. Une filature pourrait mener directement à ses complices.

Des relevés de téléphone comblent les blancs

Difficile d'expliquer ce choix de cachette mais les relevés du téléphone d'Abaaoud permettent d'affirmer avec certitude que le logisticien des attentats s'est réfugié dans ce buisson seulement quelques heures après les attaques. Avant, certainement, d'organiser sa retraite vers Saint-Denis.

Saint-Denis justement ou le taxi qu'il emprunte avec sa cousin les dépose, sans savoir qu'ils sont suivis par la police. Quelques dizaines de minutes plus tard, retranchés dans un immeuble de la rue Corbillon, Abaaoud et Aït Boulahcen meurent dans l'assaut de leur planque par les forces de police .

EN SAVOIR +
>> Saint-Denis : le corps d'Abdelhamid Abaaoud identifié grâce à ses empreintes
>> Attentats de Paris : ce qu'il faut retenir des attaques terroristes >> Un témoin du Bataclan : "Ils voulaient tuer tout le monde" >> Salah, Brahim et Mohammed : la fratrie Abdeslam au cœur de l'enquête

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