Attentats du 13 novembre : les victimes se regroupent pour mieux se reconstruire

RECONSTRUCTION – À l’approche des commémorations des attentats du 13 novembre, de plus en plus de victimes d’attaques terroristes se regroupent en associations pour faire valoir leurs droits et se reconstruire.

Son combat a débuté il y a trente-trois ans, le 23 décembre 1983. Présente dans le restaurant Le Grand Véfour pour célébrer ses dix ans de mariage, Françoise Rudetzki est victime, comme 14 autres personnes, d’une attaque à la bombe. Si le groupe terroriste anarcho-communiste Action directe est suspecté, l’attentat ne sera jamais élucidé et l’enquête se conclut par un non-lieu. Plus de 60 opérations plus tard, le corps et l’esprit meurtris, elle créée avec son mari l’association SOS Attentats, pour venir en aide aux victimes du terrorisme.


Grâce à elle, leur prise en charge est assurée par la loi et le statut de victime civile de guerre leur est reconnu depuis l’année 1990. Un engagement douloureusement ravivé par les attentats qui ont frappé la France il y a presque un an. 

Les victimes du 13 novembre se sont, elles aussi, réunies en association. Caroline Langlade, rescapée du Bataclan, a fondé Life for Paris avec certaines d’entre elles. Elle se bat pour faire reconnaître le traumatisme d’une attaque terroriste comme une blessure."On ne peut pas être qu’une victime à vie",  explique-t-elle à LCI. "On a été victimes de, mais on n’est pas victimes".


Au moment où ces attentats vont être commémorés sur l’ensemble du territoire, François Hollande a confié une mission à Françoise Rudetzki. Celle de créer un lieu dédié à la prise en charge sociale et médicale de toutes les victimes des attentats. Pour que la solidarité ne s’arrête pas à une commémoration. 

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JT 20h – Victimes d’attentat, leurs combats pour retrouver leurs vies et être reconnues

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Les attentats du 13 novembre, deux ans après

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