Attentats terroristes : c'est la principale menace à la liberté de la presse, pour 47% des Français

Attentats terroristes : c'est la principale menace à la liberté de la presse, pour 47% des Français

SONDAGE – D'après une étude menée par Ifop pour metronews et Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, le principal risque qui pèse sur les médias est le risque d'attentats, moins de six mois après l'attaque de Charlie Hebdo. Au coude-à-coude avec les terroristes, les pressions exercées par le pouvoir politique arrivent en deuxième position.

Non, "l'effet Charlie" ne s'est pas estompé. Dans la tête des Français interrogés sur la liberté de la presse par l'Ifop, pour metronews et Reporters sans frontières, l'attentat du 7 janvier 2015 contre la rédaction de l'hebdo satirique reste en tout cas très présent. Pour 47% d'entre eux, le risque d'attentats ou d'attaques terroristes constitue en effet la principale menace à la liberté de la presse.

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Et bien qu'ils soient 65% à estimer que oui, la presse est libre aujourd'hui en France, les dangers potentiels rôdent en nombre autour des médias. En deuxième position après les risques d'attentats arrivent, au coude-à-coude, les pressions exercées par les pouvoirs politiques et les personnalités politiques. Les Français sont ainsi 44% à estimer qu'il s'agit là d'une vraie menace à la liberté de la presse. Et dans le même ordre d'idées, ils sont aussi 67%, tous âges confondus, à penser que ces organes étatiques ne sont pas à même de garantir l'indépendance des médias.

Les citoyens, vrais garde-fous de la liberté de la presse

Viennent ensuite les pressions émanant d'organisations religieuses (32%). Et en dernière position figurent les pressions exercées par les grandes entreprises (22%), alors même qu'une pétition lancée par la journaliste de France 2 Elise Lucet, soucieuse de protéger le secret des sources, dénonce à grands bruits la directive européenne du secret des affaires . Un projet qui prévoit de lourdes sanctions en cas de divulgation des secrets des grands groupes, y compris par les journalistes et qui a recueilli en l'espace d'un mois plus de 300.000 signatures.

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Alors pour défendre cette liberté de la presse, les personnes interrogées font d'abord confiance... à elles-mêmes. Puisqu'à 72%, elles placent les citoyens comme les mieux à même de garantir la liberté d'expression. Les ONG (64%), l'école (58%) et les journalistes eux-mêmes (55%) sont loin derrière. 

Des journalistes pas très prompts à protéger l'exercice de leur propre travail ? C'est ce qui ressort, entre autres, de cette étude, alors que la crise de la presse apparaît, pour 23% des sondés, comme une menace sérieuse à la liberté d'informer.

Enquête menée auprès d'un échantillon de 1038 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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