Au collège, les germanistes sont moins nombreux

Au collège, les germanistes sont moins nombreux

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EDUCATION - Le nombre de collégiens qui étudient l'allemand a baissé de 8% en un an, selon une enquête d'une association spécialisée sur le sujet. Selon elle, la réforme du collège explique en grande partie cette chute du nombre de germanistes.

Le charme de la langue de Goethe - ou de Tokio Hotel, pour les plus jeunes d'entre-nous - a semble-t-il, perdu de sa superbe aux yeux des collégiens français. Par rapport à l'année dernière, ils sont en moyenne 8% de moins à l'étudier selon une enquête de l'Adeaf, l'Association pour le développement de l'enseignement de l'allemand en France, réalisée auprès de 370 établissements scolaires.


Et cette baisse est particulièrement importante pour les élèves de 6e, qui sont 31% de moins à l'apprendre. Les 4e sont également en diminution de 12%.  Les 5e, en revanche, sont eux 20% plus nombreux.


Pour l'association, il est clair que la réforme du collège a eu un impact. Cela "correspond sans surprise à la fermeture d’un tiers des sections bilangues", explique-t-elle. Leur "attractivité (...) avait permis de stabiliser les effectifs d’élèves germanistes. La mise en cause de ce dispositif déstabilise et fait régresser l’allemand sur l’ensemble du collège", poursuit l'organisme.

Quelques disparités selon les académies

Elle va même plus loin en dénonçant "une détérioration des conditions de travail des enseignants qui sont plus nombreux à se partager entre plusieurs établissements" du fait de la suppression de postes. Pour elle, les nouveaux manuels plus "allégés pour s'adapter aux nouveaux horaires",  contribue également à faire baisser le niveau des élèves. 


L'Adeaf constate d'ailleurs dans ses chiffres un parallèle entre la diminution d'effectifs et la suppression de classes bilangues dans les différentes académies. A Lyon par exemple, la disparition de 66% d'entre-elles a fait chuté le nombre de germanistes en 6e de 62%.


Seuls quelques territoires ont survécu, de peu, à cette tendance généralisée. Ainsi Aix-Marseille et Amiens s'en sortent avec une hausse de 1%. Dijon atteint les 3% d'augmentation, Toulouse les 11% et Reims dépasse même les 29%. Ces quelques disparités "témoignent, selon l'association,  des inégalités territoriales et d’une politique volontariste – ou de son absence- pour promouvoir" la langue de nos voisins allemands. 

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