Aurélie Filippetti défend la nomination de Roman Polanski à la présidence des César

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POLÉMIQUE - Interrogée sur la nomination de Roman Polanski à la présidence des César, l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti a minimisé ce jeudi l'affaire de viol sur une mineure de 13 ans pour laquelle le cinéaste est toujours inquiété aux Etats-Unis aujourd'hui. Pendant ce temps, une pétition circule massivement pour dénoncer cette nomination et demander son annulation.

Poursuivi aux Etats-unis, encensé en France. Le cinéaste Roman Polanski, toujours inquiété outre-Atlantique pour une affaire de viol sur une mineure de 13 ans, a été nommé président de la prochaine cérémonie des César. Une décision qui est loin de faire l'unanimité. Invitée ce jeudi 19 janvier dans la matinale de France Info, Aurélie Filippetti  était interrogée sur la polémique montante que suscite cette nomination


Une polémique ? Pourquoi donc ? L'ex-ministre de la Culture, conviée à plusieurs reprises à cette cérémonie, ne semble pas comprendre leproblème : "Je pense que c'est la liberté absolue de l'académie des César" explique-t-elle. "C'est un très grand réalisateur et je pense que concernant cette affaire, c'est quelque chose qui s'est passé il y a quarante ans et on ne peut pas à chaque fois relancer cette affaire. A un moment donné, à chaque fois qu'on va parler de Roman Polanski, on va relancer cette affaire." Et Aurélie Filippetti de poursuivre, réduisant les Césas à une simple émission de divertissement : "Il ne faut pas donner plus d'importance que ça n'en a à une cérémonie télévisée et professionnelle sur le cinéma." "On oublie, alors ?" lui demande Jean-Michel Apathie. "Personne n'a oublié, la preuve!" lui rétorque-t-elle.

"Faire ressortir les cinéastes de la naphtaline"

Pendant ce temps, la grogne est loin d'avoir cessé concernant cette nomination polémique. Mercredi soir, une pétition a d'ailleurs vu le jour pour réclamer la destitution de Roman Polanski. Adressée à Alain Terzian, président de l'académie des César, elle recueille déjà pour l'heure plus de 12.000 soutiens. 


Et force est de constater que les arguments d'Aurélie Filippetti sont loin de convaincre Clémentine Vagne, militante féministe à l'origine de la pétition : "Dire que ça s'est passé il y a quarante ans ? Ce n'est pas acceptable. Il y a énormément de victimes de viol qui n'obtiennent jamais réparation, notamment à cause des lois sur la prescription" rappelle  à LCI celle qui voudrait que son initiative contribue à "faire cesser de ressortir les cinéastes de la naphtaline pour ce genre d'événements.". "Il y a plein de gens très talentueux dans le cinéma pour remplacer Roman Polanski" ajoute-t-elle.

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