Autolib' c'est fini ! Bolloré conteste et promet d' "obtenir beaucoup d'argent"

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BYE BYE BLUE CAR - Le Syndicat Autolib' Métropole (SAVM), qui regroupe des élus franciliens, a voté ce jeudi la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré concernant les 4000 Autolib'. Le service de voitures électriques en autopartage a vécu mais la bataille juridique ne fait que commencer.

C'est confirmé : il n'y aura bientôt plus d'Autolib' à Paris et dans les communes de banlieue. Le Syndicat Autolib' Vélib' Métropole (SAVM), qui regroupe des élus franciliens, a voté ce jeudi la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré qui assurait, via sa fililale Autolib' SAS, le fonctionnement de ces voitures électriques en autopartage. Une décision prise alors que le SAVM et Bolloré se renvoient la responsabilité du déficit d'Autolib', qui aurait atteint près de 300 millions d'euros à la fin du contrat de délégation de service public, qui était censé courir jusqu'en 2023.

"Nous obtiendrons beaucoup d'argent [..] c'est une grande tristesse pour les contribuables"Gilles Alix, président d'Autolib' SAS

Après ce vote des élus franciliens, la bataille juridique ne fait que commencer autour de les modalités et de la facture de cette résiliation, ainsi que du sort des 254 salariés d'Autolib'.   "On va continuer à se battre, n'écoutez surtout pas les balivernes du syndicat, sachez que nous irons au tribunal administratif et que nous obtiendrons beaucoup d'argent, je pense que c'est comme ça que ça va se terminer", a ainsi déclaré à la presse Gilles Alix, président d'Autolib' SAS, à l'issue du conseil syndical.    Il a regretté la décision de la ville de Paris, majoritaire au sein du syndicat. "Ce soir c'est une grande tristesse pour le service (...) et les contribuables", a-t-il déclaré.

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Selon les élus de droite, globalement défavorables à la résiliation du contrat, les indemnités de licenciement des salariés pourraient atteindre 15 à 20 millions d'euros. Ces derniers seraient transférés au syndicat mixte, affirme le groupe Bolloré, qui estime à 300 millions d'euros la facture totale de cette résiliation anticipée. Un montant contredit par la présidente du SAVM qui évoque "quelques dizaines de millions".

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