Autotests pour les enseignants : les lycées attendent leurs stocks

La nouveauté pour cette rentrée scolaire particulière, ce sont les autotests. Le gouvernement en a commandé des millions. Nous vous indiquons le mode d'emploi de ce dispositif.

ÉTAT DES LIEUX - Jean Castex a rappelé ce lundi avoir commandé 64 millions d'autotests pour les écoles, collèges et lycées, y voyant "une nouvelle arme" pour "casser les chaînes de contamination". Mais où en est leur déploiement alors que les cours en présentiel ont désormais repris pour tous les niveaux ?

"Une nouvelle arme" pour "essayer de casser les chaînes de contamination". C'est ainsi que le Premier ministre Jean Castex a qualifié le dispositif d'autotests déployé dans les établissements scolaires, d'abord à destination des enseignants afin d'en effectuer chez eux deux fois par semaine, puis pour les lycéens volontaires dès le 10 mai dans leur établissement.

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Le chef du gouvernement, qui s’est fait présenter lundi matin le dispositif d'autotests mis en place dans un "lycée des métiers des bâtiments et de l’énergie" de Meurthe-et-Moselle, a rappelé en avoir commandé 64 millions pour les écoles, collèges et lycées. Mais où en est leur déploiement en ce jour de rentrée des classes en présentiel dans les collèges et lycées ? Et en maternelle et au primaire où élèves et enseignants sont de retour depuis une déjà une semaine ?   

"Arrivés parfois tardivement" à l'école

"Ce n'est arrivé qu'en cours de semaine, voire tardivement, en fin de semaine, pour certains établissements", résume Guislaine David, co-secrétaire générale du SNUIPP-FSU, premier syndicat des enseignants du premier degré. Par conséquent, "certains enseignants n'ont pu se tester qu'en fin de semaine dernière ou en ce début de semaine", précise-t-elle, en rappelant que "les enfants ne sont pas concernés".  D'après les stocks reçus, contenant d'ailleurs aussi parfois des masques, "il y en a visiblement pour quelques semaines", rassure encore la porte-parole, "mais pas de quoi fonctionner jusqu'à la fin de l'année". 

D'autant que certains personnels semblent "avoir été oubliés". C'est notamment le cas des accompagnants d'élève en situation de handicap (AESH) qui "sont pourtant en proximité rapprochée des élèves", regrette-t-elle. "D'après ce qu'il m'a été remonté, dans certaines écoles, des enseignants ont donc partagé" leurs autotests avec ces personnels. S'agissant de l'aspect logistique qui entoure le nouveau dispositif, il est pour l'heure difficile, "faute de recul" de savoir si "les équipes s'en sont saisies", concède-t-elle, soulignant que "normalement le ministère conseille de réaliser deux autotests par semaine par enseignant, soit le lundi matin et le jeudi matin".

Pas encore livrés dans les collèges et lycées

Pour leur reprise des cours en présentiel ce lundi matin, les enseignants des collèges et lycées semblaient confrontés au même contretemps que les écoles une semaine plus tôt, les autotests n'étant "pas encore arrivés" comme nous l'explique Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). "On est habitués, ce n'est pas un problème majeur", poursuit-il, en se voulant rassurant sur l'aspect pratique : "Quand on les aura, on les fera chez nous, ça semble à la portée de tous".

En revanche,  le professeur de lettres pointe de "grosses interrogations sur les modalités d'organisation des autotests" censés être déployés dans les établissements à compter du 10 mai à destination cette fois des lycéens. "Ce sont des conditions intenables", estime celui qui déplore que cet autodépistage des lycéens ne soit pas prévu à domicile. "Ils peuvent les faire chez eux, ça parait évident, dans 'autotest', il y a 'auto', ça évite la logistique", insiste-t-il en rappelant que "c'est ce que recommandent le Conseil scientifique et la Haute autorité de santé". 

Le cas échéant, les enseignants "peuvent diffuser les documents avec le mode d'emploi, passer des vidéos, l'infirmier peut devenir personne ressource... c'est pas faute de l'avoir répété." Et de poursuivre : "On est en une fin d'année, on doit préparer le bac, on est tous en demi-jauge ou demi-groupe, autant vous dire qu'il y a de quoi s'arracher les cheveux avec l'organisation d'autotests pour les lycéens (...) c'est du délire."

À la mi-journée ce lundi, le syndicat SNES-FSU Limoges a indiqué que les autotests devraient être livrés dans les lycées de l’académie concernée les 6 et 7 mai pour les enseignants et les 17 et 18 mai pour les élèves. Contacté par LCI pour confirmer ces dates et préciser le calendrier de leur déploiement dans les établissements scolaires de l'Hexagone, le ministère de l'Education nationale n'a pour l'heure pas donné suite.

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