Avec Rémi Gaillard, L 214 sort une nouvelle vidéo (bien saignante) d'abattoirs

Avec Rémi Gaillard, L 214 sort une nouvelle vidéo (bien saignante) d'abattoirs

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PETITION - L'association de lutte contre la souffrance animale L214 vient de mettre en ligne une nouvelle vidéo, dénonçant des cas de maltraitance animale dans deux abattoirs de l'Hérault. Elle met en ligne une pétition demandant un choix végétarien systématique dans la restauration collective.

Et encore une ! La désormais bien connue L 214 vient de mettre en ligne une nouvelle vidéo, tournée dans deux abattoirs : Pézenas, dans l’Hérault, et le Mercantour, à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes. Qui dénonce, une fois encore, des cas de maltraitance animale dans ces abattoirs qui voient passer des moutons, des chevaux ou des cochons.

Pour cette vidéo, l'association de lutte contre la souffrance animale s'offre en guest star Rémi Gaillard, humoriste, qui prend la parole face caméra et commente les images , sanguinolente, d'animaux égorgés.

"Matériel défectueux, actes de maltraitance"

"Ces vidéos sont bien moins drôles que les miennes, et ça se passe chez moi, dans l'Hérault", raconte-t-il. Elles "dévoilent encore une fois la cruauté des hommes envers les animaux" souligne-t-il. Il décrit, sur des images tournées en caméras cachés, ces chevaux tirés parfois avec un treuil, qui "paniquent, avant d'être égorgés", qui "ont le crâne fracassé" sans que parfois ils ne soient pour autant mort, ou encore les moutons "qui sont étourdis, mais parfois reprennent conscience, la gorge tranchée". On voit également défilé des chocs électriques faits sur les cochons, des cordes immobilisant des veaux, un égorgement à vif pour les moutons et bovins.
Dans son texte de présentation, L 214 pointe un "matériel défectueux, des actes de maltraitance, des violations de la règlementation".

D'après Le Monde, L214 devait déposer plainte, mercredi 29 juin, devant les tribunaux de grande instance de Béziers et de Nice pour maltraitance et actes de cruauté.

Les cadences infernales pas en question

Le code rural français et un règlement européen de 2009 stipulent en effet que "toute douleur, détresse ou souffrance évitable est épargnée aux animaux lors de la mise à mort". Les abattages prévoient notamment un étourdissement des bêtes, et une deuxième tentative si la première a échoué, afin de leur éviter d’être conscientes au moment de leur mort.

Les établissements incriminés sont pourtant à taille humaine, et loin, donc, de pouvoir être accusés de dérives d'industrialisation de masse. L'abattoir municipal de Pézenas emploie une vingtaine de salariés, celui du Mercantour six, et ils fonctionnent d'abord en circuits courts. Tous deux possèdent d'ailleurs la certification Ecocert pour l'agriculture biologique. Mais en fait, plus que l'abattage industriel ou les cadences, l'association pointe le fait de manger de la viande en général. Elle lutte pour la fermeture des abattoirs : "On a envie de croire que le problème, ce sont les cadences", assure Sébastien Arsac, porte-parole de L214, au Monde. "Mais les petits abattoirs à l’approvisionnement local ne garantissent pas une meilleure protection des animaux comparés à l’abattage industriel. Il n’y a pas de viande heureuse."

L'association a d'ailleurs mis en ligne sous sa vidéo une pétition , demandant la présence d'un "choix végétarien ou vegan dans la restauration collective". Depuis quelques temps, l'association L214 est passé à une cadence de croisière, pour tourner et mettre en ligne ses vidéos : celle-ci est la 4e en huit mois.

EN SAVOIR +
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