Bac 2021 : la colère des élèves du Cned, contraints de passer les épreuves sur table

Bac 2021 : la colère des élèves du Cned, contraints de passer les épreuves sur table

ÉDUCATION - Les élèves inscrits au centre national d’enseignement à distance (Cned) devront passer les épreuves de spécialités du bac sur table, contrairement aux autres élèves de terminale, qui seront évalués par le biais du contrôle continu. Ils dénoncent une inégalité de traitement.

"Je suis au Cned car je souffre de phobie scolaire. Ce n'est pas un choix. C'est nous qui sommes les plus fragiles et on nous impose de passer les épreuves dans un mois et demi ? Ça veut dire quoi, elle est où l'égalité ?", s'indigne Camille Gouthier. Avec 16,5 de moyenne, l’examen du baccalauréat semblait jusque-là être une formalité pour cette élève de terminale scolarisée à distance. Mais à moins de deux mois de la première épreuve, l'adolescente a appris qu'elle devra passer les épreuves de spécialité du Baccalauréat sur table, alors que les autres lycéens de terminale savent depuis déjà un moment qu'ils seront évalués avec le contrôle continu. 

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En novembre dernier, le ministère de l’Éducation avait annoncé que plusieurs épreuves se dérouleraient en contrôle continu. Changement de braquet la semaine dernière : si les épreuves d’histoire-géographie, de sciences ou encore de langues qui devaient se dérouler en mars sont bien supprimées pour les élèves des lycées, les 3625 jeunes inscrits au Cned devront eux se présenter dans une salle d’examen. Leurs épreuves étant prévues en mai, soit deux mois plus tard que celles des lycéens, le ministère considère que le risque sanitaire serait alors moins élevé, d'où sa décision de les maintenir en présentiel.

Cela change quand même beaucoup de choses : préparer des épreuves et travailler pour le contrôle continu, ce n'est pas pareil- Jessica Siek, élève de terminale au Cned

En raison de sa santé fragile, Jessica Siek poursuit sa scolarité seule depuis maintenant sept ans. Pour elle aussi, c'est l'incompréhension. "Cela change quand même beaucoup de choses : préparer des épreuves et travailler pour le contrôle continu, ce n'est pas pareil", soutient-elle. Pour sa mère, c'est surtout le timing qui pose problème. "On se retrouve désarmés face à cette situation qui nous tombe dessus au mois de mars alors que les épreuves auront lieu en mai", déplore-t-elle. 

Pour l'instant, le ministère maintient ces épreuves, mais se réserve la possibilité de les transformer en contrôle continu si la situation sanitaire l'exige.

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