Bac : une pétition demande le report des épreuves de spécialité prévues en mars

Bac : une pétition demande le report des épreuves de spécialité prévues en mars

ENSEIGNEMENT - Plusieurs syndicats et associations d'enseignants ont lancé une pétition pour demander le report des épreuves prévues mi-mars. En cause : un calendrier intenable en raison de la crise sanitaire, qui limite le nombre de lycéens en présentiels dans les établissements.

Un report des épreuves du bac prévues en mars prochain. C'est ce que réclament des syndicats d'enseignants et de lycéens, convaincus que, crise sanitaire oblige, celles-ci ne peuvent se tenir convenablement. D'où la mise en ligne d'une pétition pour peser dans leurs discussions avec le ministère de l'Éducation.

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Intitulé "Contre une politique scolaire qui maltraite les lycéens et leurs professeurs", la pétition mise en ligne il y deux semaines, mi-novembre, a d'ores et déjà obtenu plus de 15.000 signatures. Dans le détail, les sept syndicats et les nombreuses associations de professeurs ont plusieurs doléances. Notamment le report à juin des épreuves de spécialité, "pour laisser aux élèves le temps d’y être effectivement préparés", mais aussi la suppression de l’épreuve du Grand oral.

"Travailler sous la menace permanente de la pandémie"

"Pour répondre aux contraintes d’une nouvelle année très incertaine, pendant laquelle élèves et professeurs vont travailler sous la menace permanente de la pandémie, les mesures proposées par le ministère sont insuffisantes et inadéquates", estiment les signataires. Ils en sont convaincus : "En supprimant les épreuves communes, on étend le contrôle continu, ce qui accroît encore la pression que la réforme fait déjà peser sur les élèves, et affaiblit encore davantage la valeur nationale du baccalauréat." 

Autre critique, cette fois-ci formulée à l'encontre du "travail "hybride" instauré par certains établissements "certes nécessaire pour garantir la sécurité sanitaire" mais qui "aggrave les inégalités entre les élèves et les établissements, compromet la continuité pédagogique et donc la préparation à l’examen."

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Les crispations entre les enseignants et leur ministère concernant le bac ne sont pas nouvelles : début novembre, le "plan de continuité pédagogique" jusqu'à Noël demandé par le gouvernement pour limiter les risques de contagion par le coronavirus avait en effet été accueilli froidement. Ce plan prévoit au moins 50% d'enseignement en présentiel pour chaque élève. Les lycées pourront être "pleinement ouverts, avec la totalité des élèves", autour du 20 janvier, avait précisé Emmanuel Macron, si le nombre de contaminations quotidiennes en France reste sous la barre des 5.000. 

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