Bac 2022 : vers une formule avec 40% de contrôle continu "réel" ?

17/06/2021

ÉVOLUTION - Jean-Michel Blanquer a présenté lundi aux organisations syndicales des ajustements à sa réforme du baccalauréat visant à renforcer le contrôle continu et abandonner les épreuves communes dès la rentrée prochaine.

La session 2021 du baccalauréat n’est même pas achevée qu'il est déjà question de la prochaine. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a présenté lundi aux organisations syndicales des ajustements à sa réforme visant à renforcer le contrôle continu et abandonner les épreuves communes dès la rentrée prochaine.

Sans toucher à la répartition du bac nouvelle formule entre épreuves terminales (60%) et contrôle continu (40%), le but de ces ajustements "soumis au dialogue social" est de "consolider le baccalauréat dans sa formule actuelle, en passant d'une logique d'évaluation commune (au sein des 40%) à une logique de contrôle continu plein et entier", explique-t-on au ministère.

Les propositions

Ce contrôle continu "réel" ne reposerait donc pas, comme c'était le cas avant la pandémie, sur des devoirs sur table organisés en cours d'année, à la même période, dans tous les lycées. En d'autres termes, selon cette piste, 40% du baccalauréat reposerait sur le bulletin scolaire et 60% sur les épreuves de fin d'année. Mais à cette occasion, les coefficients des disciplines qui faisaient l'objet d'épreuves communes, comme l'enseignement scientifique, l'histoire-géographie ou les langues vivantes pourraient aussi évoluer.

Il est également question de redonner de passer à une notation à 100% en épreuve finale pour le français en première, les spécialités et la philo en terminale, ces disciplines étant actuellement à 10% notées via le contrôle continu, et 90% lors des fameuses épreuves. Enfin, un autre scénario à l'étude consisterait à instaurer trois enseignements de spécialité en terminale, contre deux aujourd'hui.

Le SNES-FSU et le SNALC vent debout

Si le passage du baccalauréat à 40% de vrai contrôle continu est plébiscité par les proviseurs, il n'est pas moins synonyme de petite révolution. "Nos organisations ne pourront accepter un renforcement du contrôle continu", préviennent déjà dans un communiqué commun, le SNES-FSU et le SNALC. Les deux syndicats enseignants redoutent notamment que Jean-Michel Blanquer "n'instrumentalise la crise sanitaire pour imposer la réforme du bac telle qu'elle avait été initialement présentée". Ils redoutent aussi les risques de "pressions des familles sur les enseignants" avec la seule prise en compte des bulletins de notes, et "l'augmentation des inégalités entre les élèves".

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"Les évolutions seront discutées et enrichies lors de réunions avec les partenaires sociaux qui se tiennent jusqu'au 8 juillet" a précisé aux Echos l'entourage du ministre soulignant que "les arbitrages finaux ne viendront qu'après".

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