Bac : à l'approche du Jour J, début de quarantaine imminent dans certains lycées

Bac : à l'approche du Jour J, début de quarantaine imminent dans certains lycées

PRÉVENTION - Pour éviter, avant ou pendant le Bac, des contaminations en chaine qui viendraient compromettre les chances de certains candidats d'obtenir le précieux diplôme, des lycées ont prévu une période d'isolement.

"Une quarantaine avant le Bac, ça s'appelle des révisions non ?" Si certains jouent la carte de l'humour sur les réseaux sociaux, l'initiative portée par quelques chefs d'établissements à l'approche des épreuves écrites du baccalauréat est, elle, bien sérieuse. Objectif : minimiser les risques d'attraper le Covid-19 ou d'être déclaré cas contact juste avant le jour J grâce à une sorte d'isolement pré-bac, pendant lequel les lycéens devront rester chez eux.

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Lorsqu'elle a commencé à émerger mi-mai, la proposition n'a pas fait l'unanimité, mais en l'absence de directive nationale en la matière, il revient à chaque proviseur de trancher. Et à moins de deux semaines du coup d'envoi, le début de la fameuse quarantaine est imminent pour les concernés. 

7 à 10 jours d'isolement selon les lycées

C'est notamment le cas d'établissements situés à Pithiviers (Loiret), à Poitiers (Nouvelle-Aquitaine) mais aussi en région parisienne, comme à Paris, Gennevilliers ou encore à Nanterre. "On a partagé nos avis entre chefs d'établissement du bassin et on a tous été d'accord pour le faire, pour éviter d'avoir un groupe classe qui soit en éviction et qui ne puisse pas passer la philosophie. On préfère prévenir. Les élèves ont soit des cours qui continuent mais en visio, soit ils sont convoqués individuellement" explique ainsi au micro de France Info Barbara Martin, proviseure d'un lycée à Nanterre, évoquant une décision collective. Prévue pour durer de sept à dix selon les établissements, cette quarantaine pré-bac est censée débuter entre samedi soir et mardi soir. 

"Dans notre lycée, nous avons pris la décision de façon collective et collégiale lors d'un conseil pédagogique, par mesure de précaution, de ne pas faire venir les élèves une semaine avant leur épreuve de philosophie ou leur épreuve de français, ce qui fait que nous arrêtons les cours le 10 juin", expliquait dès la mi-mai à France inter un enseignant d'un lycée de Gennevilliers.

Sera-t-il respecté ?

Reste à savoir, si et comment elle sera respectée par les élèves. C'est d'ailleurs bien ce qui a fait tiquer certains chefs d'établissement qui ne voient pas l'initiative d'un bon œil. "Le risque, si on posait une quarantaine, c'est de se retrouver avec des élèves qui vont se retrouver à l'extérieur de l'établissement, dans un lieu confiné, appartement ou maison, où ils pourraient être très nombreux, sans masque", explique, à France Info également, Gwenael Surel, proviseur à Nantes (Loire-Atlantique), secrétaire général du syndicat SNPDEN. "Donc ils sont probablement mieux dans un établissement où l'on peut espérer que les règles d'hygiène soient respectées."

La question déjà posée mi-décembre

Pour rappel, ce n'est pas la première que se pose la question la quarantaine préventive avant une période d'inévitables brassages présentée à risque. Mi-décembre, à peine refermée dans l'Hexagone la page du deuxième confinement qu'il était déjà question... d'auto-confinement à prévision des fêtes de fin d'année. Jean Castex avait à l'époque suggéré que les enfants qui le peuvent n'aillent pas à l'école les deux jours qui précédaient le début initial des vacances scolaires afin de limiter les risques de contamination à Noël, reprenant ainsi à son compte une des trois stratégies identifiées par le Conseil scientifique dans une note mise à jour ce lundi. 

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Avant cette recommandation officielle, des épidémiologistes avaient, à de nombreuses reprises, encouragé cette option pour les familles qui pouvaient se le permettre. "L'idée, c'est vraiment de pouvoir s'isoler six à sept jours préventivement, car s'il s'avère qu'on est positif, le pic de contagion sera normalement atteint pendant cette période", nous expliquait par exemple Philippe Amouyel, épidémiologiste et professeur de santé publique au CHU de Lille. Et d'insister : "Il ne servirait pas à grand-chose d'entamer un isolement deux ou trois jours avant le réveillon". On imagine que cela vaut bien sûr aussi pour l'échéance du Bac qui nous intéresse actuellement.

Ce qu'il faut faire (et ne pas faire)

"En fait le grand principe, c'est de rencontrer d'ici là le moins de personnes au-delà de la sphère intime", résumait le spécialiste de santé publique. Voire pas du tout, "idéalement". Concernant le cas particulier des courses, l'épidémiologiste invitait à les anticiper au maximum si l'on a l'intention de s'autoconfiner. "Ce qu'il faut à tout prix, c'est éviter les heures d'affluence sinon cela n'a plus de sens". Toujours dans l'optique "d'éviter de rencontrer le virus", l'expert ajoute qu'il serait contre-productif de rencontrer des amis pour un apéro par exemple pendant cette période d'auto-confinement.

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