Pourquoi les filières du bac général pourraient disparaître

Pourquoi les filières du bac général pourraient disparaître

Société
DirectLCI
RÉFORME - Alors que le ministère de l'Éducation lance une mission pour moderniser le lycée et le bac, l'idée d'un examen centré autour de quelques épreuves, avec un contrôle continu renforcé, semble faire son chemin parmi les professionnels.

D'ici à 2021, le bac tel qu'on le connaissait pourrait n'être qu'un souvenir du passé. Le gouvernement souhaite en effet créer un examen "moins épais, plus concentré", et a lancé une mission pour réfléchir à des pistes de réforme. C'est Pierre Mathiot, l'ex-directeur de Sciences Po Lille, qui a été nommé à sa tête, lundi 30 octobre. L'ambition est affichée : "Il ne s’agit pas de faire seulement une réforme technique du bac, mais bien une réorganisation du lycée conduisant en 2021 à un bac réformé", a déclaré l'universitaire au Figaro.


Pierre Mathiot et son équipe doivent rendre un rapport en janvier 2018, après avoir réalisé plusieurs dizaines d'entretiens, apprend-t-on dans Le Figaro. Parmi les pistes à l'étude : une suppression des séries qui composent actuellement le lycée général : scientifique, littéraire, économique et social.

Le nouveau bac général pourrait ainsi ne comporter que quatre épreuves, les mêmes pour tout le monde. Le rôle du contrôle continu serait renforcé. Quant aux trois années d'études au lycée, elle pourraient être beaucoup plus individualisées. De quoi créer un "lycée à la carte". 


Ce lycée à la carte est un souhait du syndicat étudiant La Fage. "Il faut sortir de la logique des séries, qui créent des inégalités entre les différents bacs", estime son président, Jimmy Losfeld, qui défend "un système en majeure-mineure", c'est-à-dire avec une discipline de spécialisation principale et une autre, secondaire. Quant au président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), Jean-Rémi Girard, il se dit favorable à "une spécialisation des lycéens dès la classe de seconde".

En vidéo

VIDÉO - APB, l'admission post-bac a été réformée

Ce souhait de voir les parcours individualisés ne plaît pas à tout le monde. Claire Guéville, du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes), craint une "réforme à marche forcée" et estime que "le contrôle continu n’est pas acceptable sans épreuves terminales". Pour la syndicaliste, le bac forme "un horizon commun qui contraint le programme" et le risque d'une réforme serait de créer "autant de bacs qu’il y a de lycées", ce qui "accentuera les inégalités entre les établissements".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter