La BD "Petit Paul" accusée de pédopornographie : on vous explique la polémique

La BD "Petit Paul" accusée de pédopornographie : on vous explique la polémique

POLÉMIQUE - Accusée de pédopornographie, la bande-dessinée "Petit Paul" des éditions Glénat, a été retirée de la vente par les libraires Gibert Joseph et Cultura. Une pétition avait été lancée ce week-end pour demander le retrait des rayons de l'ouvrage.

Le sujet enflamme les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Lancée par les éditions Glénat par l'intermédiaire de sa collection Porn'Pop, dirigée par l'ancienne actrice pornographique Céline Tran (anciennement Katsuni), la bande-dessinée de Bastien Vivès, intitulée "Petit Paul", fait l'objet d'une vive polémique en raison de son contenu explicite et jugé à caractère pédopornographique.

De quoi s'agit-il ?

La bande-dessinée "Petit Paul", sortie le 19 septembre dernier, raconte l'histoire d'un enfant vivant à la campagne avec son père et sa sœur Magalie. Un enfant qualifié de "précoce", "doté d’un formidable attribut difficile à dissimuler", à savoir son pénis, "qui déclenche chez les chastes femmes de son entourage les plus violentes des pulsions", comme indiqué sur la description de l'ouvrage sur le site de l'éditeur Glénat. Des pulsions sexuelles incompatibles avec le jeune âge du petit Paul.

Que reproche-t-on à la bande dessinée ?

Sur Twitter, les chaînes de librairie Gibert Joseph ou encore Cultura ont été prises à partie par les détracteurs de cette bande-dessinée, une pétition ayant notamment été lancée ce week-end pour demander son retrait des rayons, recueillant ce mardi près de 2150 signatures.

"Présenté par son auteur comme un livre humoristique, mais se voulant excitant car basé sur ses fantasmes, Petit Paul montre les péripéties d'un enfant de 10 ans avec un énorme pénis que vont utiliser bon gré mal gré les femmes de son entourage", explique ainsi la pétition, qui précise que l'article 227-23 du  code pénal interdit "les représentations à caractère pornographique de mineurs".

Dans le même temps, l'association internationale des victimes de l'inceste (AIVI) a annoncé son intention de porter plainte. Devant la polémique grandissante, les libraires Gibert Joseph et Cultura ont dans la foulée annoncé le retrait des rayons de l'ouvrage. "Les équipes sont mobilisées. Nous procédons au retrait de la BD dans nos  magasins ainsi que sur notre site. Merci encore pour votre alerte", a tweeté Cultura. "Nous procéderons au retrait de la BD dans nos librairies mais également sur notre site", a de son côté indiqué Gibert Joseph.

La réponse de l'éditeur

Dans un communiqué, les éditions Glénat se sont défendues de toute promotion de pédopornographie : "Nous réfutons fermement et catégoriquement les accusations de pédopornographie dont Petit Paul fait l'objet. Aussi obscène et provocatrice qu'on puisse la considérer, cette œuvre de fiction n'a jamais pour vocation de dédramatiser, favoriser ou légitimer l'abus de mineur de quelque manière que ce soit."

     

La maison d'édition, qui vendait cet ouvrage sous blister, ajoute : "Il s'agit d'une caricature, dont le dessin, volontairement grotesque et outrancier dans ses proportions, ne laisse planer aucun doute quant à la nature totalement irréaliste du personnage et de son environnement. L’aspect de Petit Paul ne peut en aucun cas être tenu pour la représentation fidèle d’un mineur ; ni les situations extrêmes et absurdes qu’il vit pour des situations réalistes." 

De son côté, l'auteur Bastien Vivès met en avant le second degré utilisé dans la confection de cette bande-dessinée dans un entretien accordé au Huffington Post. "Seul le sketch avec la maîtresse est un peu 'borderline' car elle est plus volontaire que les autres protagonistes de l'album. Mais il n'y a pas de sa part de pulsion sexuelle selon moi", explique Vivès, qui effectue le parallèle avec la violence qui anime la filmographie de Quentin Tarantino.

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