Barrage de Sivens : tensions toujours élevées autour du rôle des gendarmes

SOCIÉTÉ
BARRAGE - Ce jeudi, plusieurs manifestations ont eu lieu dans toute la France pour protester contre la mort du jeune Rémi Fraisse au barrage de Sivens. Selon nos confrères de RTL, les gendarmes auraient changé trois fois leur version des faits pour expliquer la mort du jeune homme.

Un manifestant décédé, 56 policiers et gendarmes blessés depuis la rentrée, de nombreuses manifestations à travers la France. La tension autour des événements du barrage de Sivens reste élevée ce jeudi. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve  a rendu un hommage appuyé aux forces de l'ordre ce jeudi matin , tout en reconnaissant que la mort du jeune étudiant était "une épreuve" pour lui. Mais l'attitude de la gendarmerie continue à poser question. Nos confrères de RTL viennent en effet d'indiquer que les gendarmes avaient changé trois fois leur version des faits après le drame .

Première communication, émanant de la préfecture, peu de temps après le drame : le corps de l'étudiant de 21 ans aurait été trouvé "par hasard" sur les lieux du drame, vers deux heures du matin. Mais, dans une deuxième version, les forces de l'ordre ont fini par admettre avoir tiré sur les manifestants. C'est là qu'ils auraient vu une personne s'écrouler.

Deux juges sur place

Ce n'est que dans une troisième version que les gendarmes auraient indiqué avoir vu Rémi Fraisse tomber. Selon eux, ils auraient alors immédiatement porté secours à la victime, sous les projectiles. C'est cette dernière version qui est désormais donnée officiellement.

Pour l'instant, la thèse d'un décès dû à l'explosion d'une grenade offensive lancée par un gendarme est privilégiée. Le directeur général de la gendarmerie nationale (DGCN) Denis Favier a refusé de suspendre le gendarme qui aurait tiré la grenad, estimant qu'ils n'y avait "pas de faute intentionnelle volontaire". "Si des fautes ont été commises, il y aura des sanctions mais, en même temps, nous ne sommes pas dans un pays de justice expéditive", a précisé Bernard Cazeneuve. Deux juges se sont rendus sur place pour faire la lumière sur cette affaire.

Partout en France, à Paris, à Rennes, à Nantes ou à Nîmes, des manifestations - parfois non-autorisées - ont été organisées, entraînant quelques échauffourées avec les forces de l'ordre.

Sur le même sujet

Lire et commenter