"C’est pas la mer à boire" : quatre amies partent en guerre contre les pailles en plastique, fléau écologique

"C’est pas la mer à boire" : quatre amies partent en guerre contre les pailles en plastique, fléau écologique

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INITIATIVE - Quatre amies ont lancé une pétition pour demander aux candidats d’interdire les pailles en plastique. Et alerter sur la consommation de ce petit objet, très nuisible pour l’environnement.

C’est un petit bout de plastique, tout ce qu’il y a de plus innocent. Il fait le bonheur des enfants, astique la nostalgie des plus grands, trempé dans un verre de grenadine, d’une menthe à l’eau  ou d’un soda. C’est un bout de plastique qui sent le printemps,  les cocktails, les terrasses : les pailles.


Quatre amies ont pourtant décidé de partir en guerre contre ces tiges colorées. Mounia, Yasmine, Johanna et Ghita viennent de lancer le mouvement "Bas les Pailles". Avec un slogan : "C’est pas la mer à boire, juste une paille en moins." Objectif : éradiquer les pailles de notre quotidien. Car le fait est méconnu, mais les pailles en plastiques sont dramatiques pour l’environnement, et notamment... la pollution des océans. 

Toutes sensibilisées

 "D’ici à 2050, il y aura davantage de plastique que de poissons dans les océans, au rythme de croissance actuel", écrivent les quatre amies, qui ont lancé une pétition en ligne sur le sujet. 


Les filles ont chacune des parcours variés. Mais chacune, a son niveau, a vu les dégâts occasionnés. Mounia a particulièrement été marquée par une vidéo d’une tortue marine à qui l’on retire une paille en plastique du nez. Yasmine, passionnée de plongée, raconte avoir "vu de ses propres yeux nos déchets déversés sur les plus beaux récifs du monde, flottant parmi des espèces sous-marines protégées".  Johanna, quant à elle, va régulièrement en Afrique pour son travaille, et est "interpellée par les effets désastreux, à des milliers de kilomètres de nous, de notre mode de vie ultra consumériste". Ghita s’est forgée une conscience environnementale forte, et s’investit dans des initiatives écologiques et solidaires.

Ingéré par les animaux, le plastique se retrouve dans nos assiettes

"Nous avons été confrontées aux dégâts du plastique sur plusieurs continents, et vu des centaines de pailles en plastique polluer notre environnement", résume la pétition mise en ligne. "En effet, pour siroter son jus de fruit ou son cocktail, la paille est devenue une vieille habitude bien plus qu’une nécessité. À tel point qu'aux Etats-Unis, chaque jour 500 millions de pailles sont consommées - assez pour faire deux fois et demi le tour de la planète." 

Ces pailles en plastique sont en effet difficilement recyclables à cause de leur petite taille. "Elles font partie des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année", estiment les amies. "Soit l’équivalent d’une benne à ordures de plastique déchargées chaque minute. Les pailles finissent sur les plages et dans les océans, le plastique se morcelle et les animaux marins/oiseaux les confondent avec de la nourriture. Et tout cela nous revient évidemment: ingéré par les animaux, ce plastique se retrouve la plupart du temps… dans nos assiettes." 

En vidéo

Les alternatives au plastique, fléau pour nos océans

Des mouvements, comme Say No to Straw ou Straw Wars, se lancent aux États-Unis, au Canada ou encore en Angleterre pour refuser les pailles en plastique. En France aussi, les quatre amies ont donc décidé d’agir. Leur pétition recueille déjà plus de 33.000 soutiens. "Il ne tient qu’à nous de changer nos habitudes ! Seule une mobilisation de masse pourra avoir un impact sur l'avenir des océans." Et pour ceux qui ne peuvent se passer de leur petit tube, des alternatives au plastique existent : en bambou, en inox, ou en carton. Parce que bon, une paille, c'est aussi un moyen fantastique de faire des bulles dans son verre, et ce serait dommage de s'en priver !

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