Opération "Ville morte" : des milliers de manifestants à Belfort pour défendre Alstom

Opération "Ville morte" : des milliers de manifestants à Belfort pour défendre Alstom

SOLIDAIRES - 3.500 personnes - 5.000 selon la mairie -, se sont réunies sur la place de la Résistance samedi. Commerçants et services publics ont fermé boutique pendant une heure pour symboliser ce qu'ils anticipent comme la mort annoncée de leur commune : la possible fermeture de l'usine du constructeur ferroviaire.

Journée "Ville morte" à Belfort ce samedi, où la mobilisation continue pour sauver le site historique d'Alstom. 3.500 personnes - 5.000 selon la mairie -, se sont réunies sur la place de la Résistance dans l'après-midi. 

Pour symboliser ce qu'ils considèrent comme la mort annoncée de leur commune, les services publics tels que les musées ont fermé boutique pendant une heure. Les commerçants ont également baissé leur rideau de 14 à 15 heures. La Confédération de l'artisanat et du BTP avaient appelé "à se joindre massivement à la mobilisation". 

Pour rappel, 480 "Alsthommes" sont menacés de licenciement. 900 emplois indirects sont potentiellement concernés. C'est la deuxième grosse journée de mobilisation après celle du 15 septembre, qui avait rassemblé 2.000 personnes . La ville est suspendue aux négociations entre le gouvernement (qui détient 20 % de la société) et la direction depuis qu'elle a décidé, début septembre, de transférer l'activité à Reichshoffen (Bas-Rhin).

                                                        LIRE : notre dossier consacré à la crise d'Alstom Belfort

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A Belfort, commerçants et habitants montrent leur solidarité aux ouvriers d'Alstom

Cette journée montre la relation importante qui existe, depuis 137 ans, entre l'usine et la population- Olivier Kohler, délégué CFDT d'Alstom Belfort

Pour le maire LR de Belfort, où vivent 50.000 personnes, il faut "montrer que la colère monte et faire pression sur le gouvernement et sur la direction".  Damien Meslot se félicite que "les gens soient très solidaires" de l'avenir de l'usine, de laquelle est sorti le premier TGV en 1971.

Olivier Kohler, délégué CFDT d'Alstom, s'est dit lui aussi satisfait de voir que "tout le monde monte au créneau pour sauver les emplois". "Le départ de 400 familles aurait un impact indéniable sur l'économie de la ville" et cette journée "ville-morte" montre "la relation importante qui existe, depuis 137 ans, entre l'usine et la population", note le syndicaliste.

Pour rappel, la mobilisation survient alors que le gouvernement a promis de présenter "dans les jours qui viennent" des solutions pour maintenir la production de trains chez Alstom Transport. Un comité central d'entreprise extraordinaire est convoqué lundi au siège du groupe à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Un second suivra mardi. 

Les 9000 salariés des douze sites français sont appelés à la grève le même jour, et une manifestation est prévue à Saint-Ouen à 11 heures. Les salariés belfortains s'y rendront dans un TGV spécialement affrété par l'intersyndicale (CFE-CGC, CGT, CFDT, FP).

Trait d'actu : comprendre la fermeture d'Alstom à Belfort

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