Bernard Cazeneuve souhaite "la bienvenue" aux premiers réfugiés relocalisés

Bernard Cazeneuve souhaite "la bienvenue" aux premiers réfugiés relocalisés

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MIGRANTS - Dix neuf réfugiés érythréens sont arrivés d'Italie ce vendredi comme le prévoit le programme de "relocalisation" de l'Union européenne. Bernard Cazeneuve a rappelé que la France s'était engagée à accueillir près de 30.000 migrants au cours des deux prochaines années et leur a souhaité la bienvenue.

La France a accueilli ses premiers demandeurs d'asile relocalisés ce vendredi 6 novembre, à Vertou en Loire-Atlantique. Ils étaient dix-neuf à descendre du bus en provenance de Rome cet après-midi vers 16h, avec pour seul bagage, un sac en plastique ou un sac à dos. Tous originaires d’Erythrée, ces réfugiés ont été transférés en France depuis l'Italie, comme le prévoit le programme de "relocalisation" de l'Union européenne, mis en place en septembre dernier.

Il s'agit du premier accueil de réfugiés relocalisés, selon le ministère de l’Intérieur. "La France s'est engagée à accueillir, au cours des deux prochaines années, un peu plus de 30.000 demandeurs d'asile, en besoin manifeste de protection", a rappelé Bernard Cazeneuve dans un communiqué. Il a été "proposé à l'Italie et à la Grèce de prendre en charge 200 personnes en novembre, 300 en décembre et 400 en janvier", a-t-il précisé, souhaitant la "bienvenue en France" à ces 19 demandeurs d'asile.

Leur demande d'asile sera étudiée dans un délai de quatre mois

Dix-huit hommes et une femme ont donc rejoint le centre Saint-Yves de l'association Saint-Benoît-Labre, en présence du préfet, du maire et des membres de l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration (Ofii). Selon Benoît Moreau, président de l'association Saint-Benoît-Labre, ces 19 réfugiés vivront "dans des logements que gère l'association", à Nantes et recevront "50 euros, tickets de transport et kits première nécessité (hygiène, épicerie)".

Le préfet Henri-Michel Comet a assuré que les réfugiés pourraient faire une demande d'asile dès lundi et "que les décisions (seront) prises en moins de quatre mois", soit cinq mois de moins que pour la procédure habituelle. "Pendant cette période, ils n'auront pas le droit de travailler et bénéficieront d'une dotation" (allocation de demandeur d'asile)", ces réfugiés sont en "situation d'un besoin manifeste de protection" et ils "bénéficieront à 80% de chances du statut de réfugié, voire 100%", a-t-il ajouté.

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