Bientôt les transports gratuits à Paris ? "La bonne piste" pour Anne Hildago, mais "c'est pas demain"

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TRANSPORTS - Alors que l'Allemagne envisage sérieusement de rendre ses transports en commun gratuits en ville, Anne Hidalgo, maire de Paris, a estimé jeudi 15 février sur BFMTV qu'il s'agissait de "la bonne idée, la bonne piste".

Exit les tourniquets à l'entrée des stations. Dans les villes allemandes, les transports en commun pourraient bientôt être accessibles gratuitement. C'est en tout cas ce qu'envisage sérieusement Berlin, si on en croit un courrier adressé par plusieurs ministres à la Commission européenne, le 11 février dernier.

Expérimentée dans cinq villes - Bonn, Essen, Herrenberg, Reutlingen et Mannheim - l'idée pourrait véritablement voir le jour "au plus tard avant la fin de l'année". Une mesure anti-pollution destinée à convaincre l'Europe de ne pas saisir la Cour de justice contre le gouvernement allemand, mis en demeure comme de nombreux autres pays devant l'absence de propositions pour l'amélioration de la qualité de l'air. Et qui pourrait bien inspirer la France. 

Une bonne idée... mais pas pour tout de suite

En effet, interrogée jeudi 15 février sur BFM TV, Anne Hidalgo, maire de Paris, indique avoir trouvé cette idée "très inspirante". "Je pense que c'est la bonne idée, la bonne piste, a-t-elle détaillé. La question, c'est que quand on dit que quelque chose est gratuit, c'est qu'il y a forcément quelqu'un qui paye, donc c'est quoi le modèle économique du financement des transports ? Cela veut dire, soit les employeurs paient, soit les pouvoirs publics, ce qui est déjà un peu le cas."

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Et l'édile de rappeler que le "prix des transports publics à Paris" - s'élevant à environ 75 euros par mois - "est beaucoup moins élevé qu'à Londres, parce qu'il y a une part prise par l'employeur et les collectivités." Reste donc à trouver le modèle économique, ce qui ne semble pas être pour tout de suite : "C'est pas demain, c'est pas dans cinq ans, soyons clair, c'est des projections de long terme liées à la lutte contre la pollution." Bruxelles, en attendant, se montre de plus en plus ferme sur cette question. En janvier dernier, la Commission européenne a indiqué qu'elle n'hésiterait plus à faire tomber des sanctions sur les pays ne respectant pas les objectifs fixés. Parmi les Etats rappelés à l'ordre : la France. 

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