Bodyguard, l'application française qui veut tordre le cou à la haine en ligne

Bodyguard, l'application française qui veut tordre le cou à la haine en ligne

ÇA PEUT SERVIR - Bodyguard est une application qui protège ses utilisateurs contre le cyberharcèlement.

Franck Clarot est médecin légiste. Depuis qu’il a exprimé sa position sur la vaccination, il reçoit jusqu’à 200 messages d’insultes par mois sur les réseaux sociaux. "On ne se sent pas très bien au début. On accuse le coup, on se demande ce qui nous arrive et puis ensuite on se demande ce qu’on va faire", témoigne-t-il dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

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Ces injures deviennent alors encore plus virulentes dès le 12 juillet dernier au moment où Emmanuel Macron annonce de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie. "Un bon doc est un doc mort", lit-il sur son téléphone. Mais aujourd’hui, ces menaces ont disparu. Il ne les subit plus grâce à l’application française Bodyguard.  

Filtrer des millions de commentaires haineux tous les mois

Derrière cette application se cachent une trentaine de collaborateurs incollables sur les réseaux sociaux. Ils veillent tous au bon fonctionnement de cette technologie créée par Charles Cohen. Son invention traite et filtre des millions de commentaires haineux par mois sans pour autant censurer les utilisateurs. 

"C’est une technologie qui est contextuelle, c’est-à-dire qu’on est capable à l’intérieur du commentaire de comprendre déjà à qui sont destinés les mots potentiellement haineux. On est également capables de comprendre si c’est une blague ou non en fonction d’émojis, en fonction de parties un peu plus gentilles, un peu plus positives dans la phrase", explique le fondateur de Bodyguard. 

Une application déjà téléchargée 70.000 fois

Son application a déjà été téléchargée 70.000 fois par des politiques, des influenceurs mais aussi par des enfants. Sa priorité est d’ailleurs de protéger ces derniers. "J’ai lu un article sur une jeune fille de onze ans qui s’était malheureusement pendue dans sa chambre uniquement à cause du cyberharcèlement qu’elle subissait donc je me suis dit ‘allez on va essayer de créer une technologie qui peut protéger les gens contre ça’", poursuit-il. 

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Pour l’association de la protection de l’enfance de Justine Atlan, savoir que les adolescents peuvent télécharger cette arme est un soulagement. "Quand on est adolescent, on a d’abord un outil qui est le téléphone portable dans la poche et qu’on peut utiliser 24 h/24 à l’abri du regard des parents mais ça veut dire aussi tout seul face à tout ce qu’on va voir, côtoyer et échanger. Évidemment, ça multiplie les occasions malheureuses de cyberharcèlement", affirme-t-elle. 

Les réseaux sociaux, pointés du doigt, ont un rôle à jouer. Plusieurs d’entre eux viennent de contacter Bodyguard pour les aider dans cette lutte. 

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