Manuel Valls, vous reprendrez bien un peu de boue rouge, non ?

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POLLUTION - L'eurodéputée Michèle Rivasi a organisé lundi un happening devant Matignon pour dénoncer l'autorisation donnée, par Manuel Valls, à l'entreprise Alteo de continuer à déverser des rejets toxiques dans la Méditerranée. Après une longue attente, la députée a finalement été reçue par des conseillers depuis Premier ministre.

Parfois pour se faire entendre, il faut savoir faire preuve d’imagination. Ce lundi 12 septembre, Michèle Rivasi, eurodéputée EELV et candidate à la primaire EELV, a organisé un « happening » devant Matignon contre le déversement de boues rouges en Mer Méditerranée. Elle est venue avec sous le bras, une bouteille remplie de boues rouges rebaptisée pour l’occasion cuvée millésimée « Mare Nostrum ».

À travers cette action, la députée souhaitait dénoncer l’autorisation accordée par le Premier ministre, à la fin 2015, à l’usine d’alumine Alteo, implantée dans les Bouches-du-Rhône, de poursuivre ses rejets polluants en Méditerranée. 

"Une structure complètement rigide"

Après plus d’une heure d’attente devant Matignon, la parlementaire et quatre de ses proches ont été reçus par deux conseillers de Manuel Valls, l’un en charge de l’industrie et l’autre en charge de l’environnement.

« On a eu un entretien qu’avec des conseillers qui ne peuvent pas prendre la moindre décision politique (…) Nous sommes face à une structure complètement rigide ! », a-t-elle dénoncé à l’issue de cette entrevue. 

Agacée, l’eurodéputée en appelle « à la mobilisation citoyenne mais aussi à toutes les associations environnementales et les syndicats », dénonçant aussi « l’autisme de l’État ».

Ironiquement, Michèle Rivasi a laissé dans le bureau du Premier ministre la bouteille de boues rouges avec laquelle elle était venue, afin que ces conseillers puissent la lui donner. 

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