Brûlures, décoloration, lésions oculaires... l'Anses met en garde sur l'épilation par lumière pulsée

L'ANSES met en garde sur les effets secondaires liés à l'épilation à lumière pulsée.

ALERTE - L'Anses recommande de mieux encadrer l'épilation à la lumière pulsée, dont la technique n'est plus réservée aux médecins. L'agence alerte sur une pratique pas "anodine pour la santé".

Alternative à l'épilation laser, l'épilation par lumière pulsée ou lampes flash est en vogue depuis les années 2000. Alors que la loi réservait initialement cette technique aux seuls médecins, elle s'est depuis répandue dans les instituts de beauté, et même à domicile, démocratisant son usage. Cette pratique ne serait toutefois non sans risques, comme le souligne l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans un communiqué publié ce jeudi.

L'épilation pulsée consiste à envoyer un faisceau concentré de lumière, dont la chaleur détruit le bulbe du poil pur le faire tomber et d'éviter autant que possible une repousse. Mal utilisée, notamment si le professionnel ne prend pas en compte les spécificités de la peau du client, elle peut provoquer des brûlures, des "érythèmes" ou des "douleurs", souligne l'Anses. "Des cloques ou des croûtes peuvent également se produire à la suite de l’utilisation de ces appareils", ajoute l'agence.

Plus inquiétant encore, l'Anses affirme que l'épilation pulsée peut entraîner d'autres effets secondaires plus sévères : "troubles de la pigmentation", des "lésions oculaires". De plus, elle peut "entraîner un retard de diagnostic du cancer de la peau", en dénaturant la couleur de "lésions précancéreuses", et évitant ainsi la détection précoce de mélanomes.

Le fonctionnement et les principes d’interaction avec la peau peuvent être méconnus ou mal compris par certains professionnels et par les particuliers- Rémi Poirier, un responsable de l'Anses

Pour limiter ces "effets indésirables", l'Anses à un meilleur encadrement de la technique et "le marché des appareils". Depuis le 26 mai 2021, ces derniers, qui "ne faisaient pas l'objet d'une réglementation précise", sont désormais encadrés par le nouveau règlement européen relatif aux dispositifs médicaux.

"Le fonctionnement et les principes d’interaction avec la peau peuvent être méconnus ou mal compris par certains professionnels et par les particuliers", souligne Rémi Poirier, coordinateur de l’expertise à l’Anses. L'agence préconise notamment "des études de tolérance préalables à leur mise sur le marché aussi rigoureuses que celles réalisées pour les dispositifs médicaux". Pour mieux former les professionnels, l'Anses recommande également "la construction d'un référentiel de formation spécifique à l'utilisation des appareils"

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Porter des lunettes de protection, espacer les séances d'un mois...

Face aux risques potentiels, l'autorité recommande de porter des lunettes de protection au moment de l'utilisation, de ne pas épiler les zones proches des yeux, de ne pas utiliser d'anesthésique, ou encore d'espacer les séances d'au moins un mois.

L'Anses déconseille par ailleurs cette pratique aux femmes enceintes ou qui allaitent, aux personnes de moins de 15 ans, à celles souffrant d'une maladie touchant la peau, une couleur de peau ou de poils non adaptée (personnes albinos, poils dépigmentés...) ou sous traitement photo-sensibilisant et anticoagulant. L'épilation à lumière pulsée est également déconseillée avant ou après avoir été exposé à des UV naturels ou artificiels, et en ca de tatouage sur la zone visée.

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