Brune Poirson sur Notre-Dame-des-Landes : "Il va falloir évacuer la ZAD, quoi qu'il arrive"

Société
ENVIRONNEMENT - Invitée ce jeudi 4 janvier de la matinale LCI, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire s'est notamment exprimée sur l'épineux dossier du projet aéroportuaire à Notre-Dame-des-Landes. Elle rapporte les conclusions des experts, qui recommandent une évacuation de la ZAD "quoiqu'il arrive".

Elle prétend vouloir sortir d'un "débat hystérisé depuis trop longtemps". Mais sur le dossier Notre-Dame-des-Landes, Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique, invitée ce jeudi 4 janvier de la matinale LCI, ne promet pas pour autant un épilogue apaisé.


"Nous, la démarche qu'on a eue, c'est 'calmons les choses, regardons les choses froidement, objectivement' et c'est pour ça que le président de la République a demandé à trois experts de faire un rapport" commence-t-elle par expliquer, avant de détailler les trois principales conclusions des médiateurs, déjà rendues publiques mi-décembre. 

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L'intégralité de l'interview de Brune Poirson sur LCI

Je ne préjuge pas de l'attitude des zadistesBrune Poirson

"La première, c'est qu'il faut une plateforme aéroportuaire dans cette zone, il faut la désenclaver (...). Deuxième conclusion : les médiateurs ont regardé toutes les options possibles. Ils ont retenu deux options. Soit l'aéroport ex-nihilo de Notre-Dame-des-Landes, soit le réaménagement de Nantes-Atlantique (...)". La troisième conclusion du rapport concerne quant à elle directement les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Brune Poirson l'affirme, reprenant les recommandations des experts : "Il va falloir évacuer la ZAD, quoiqu'il arrive, quelle que soit la décision du gouvernement."


Une position qui ne peut aller qu'au clash ? La secrétaire d'Etat, sur ce point, se montre ambiguë : "L'approche du gouvernement, c'est une approche de dialogue, on n'est pas belliqueux. Je ne préjuge pas de l'attitude des zadistes. Nous verrons." Et Brune Poirson de conclure, sur une note nettement moins pacifique : "En revanche, s'ils ne respectent pas la décision qui est prise par l'Etat et par un gouvernement démocratiquement élu, à ce moment-là nous serons fermes et intraitables."


Des propos qui abondent dans le sens du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Invité le 2 janvier sur Europe 1, il estimait lui aussi : "On sera obligé à un moment donné d'employer la force, mais il faut qu'elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible."

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