Caen : un fiché S encadrait des mineurs dans un foyer

SOCIÉTÉ
CALVADOS - Le jeune homme de 24 ans, fiché S et mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme", encadrait des mineurs dans un foyer de Caen.

Un jeune homme de 24 ans, fiché S et mis en examen après un voyage en Syrie, a encadré des jeunes d'un foyer de Caen (Calvados) jusqu'au mois d'août 2016. Selon France Bleu, qui révèle l'information ce mardi 8 novembre, l'homme a travaillé de juillet 2015 à août 2016 dans un foyer pour jeunes de l'association pour la sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence (ACSEA). 


Après un séjour en Syrie, le jeune homme et son frère, tous deux originaires d'Hérouville-Saint-Clair, près de Caen, ont été mis en examen en décembre 2015 pour "association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme". Malgré cette mise en examen, l'individu, également fiché S, a tout de même pu poursuivre son travail d'encadrant de nuit dans un foyer de jeunes. Il y travaillait seul auprès de sept mineurs, placés dans ce foyer par la justice ou la protection de l'enfance, rapporte France Bleu. Lors de son entretien, il a fourni un casier judiciaire vierge et a été recruté pour effectuer des remplacements en CDD, poursuit la station. 

Une remise en liberté contestée

Ce n'est qu'à l'été 2016 que l'association découvre, dans la presse, la vérité sur son salarié. Le 17 août dernier, la DGSI et le RAID sont missionnés pour interpeller les deux frères, alors mis en examen car ils n'ont pas respecté leur contrôle judiciaire. Arrêtés chez eux à Hérouville-Saint-Clair, ils sont envoyés au pôle anti-terroriste à Paris. Un magistrat demande leur placement en détention, une décision remise en cause par le juge de la liberté et de la détention raconte RTL. Fichés S depuis deux ans, soupçonnés d'être radicalisés, les deux hommes ont toutefois été remis en liberté. Une décision contestée et largement relayée dans la presse. 


Après avoir pris connaissance de la radicalisation présumée de son employé, l'ACSEA met immédiatement fin à son contrat. L'association a été reçue le 21 octobre par le directeur du cabinet du préfet pour évoquer le recrutement dans ses foyers. D'après France Bleu, l'association a depuis appris que son ancien salarié avait contacté des jeunes du foyer en dehors de ses heures de travail. 

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