VIDÉO - Calais : la "Jungle" touchée par plusieurs incendies, la préfecture évoque une "tradition" chez les migrants

JUNGLE - Plusieurs départs de feu et des explosions de bouteilles de gaz sont survenus dans la nuit de mardi à mercredi dans la "Jungle" de Calais en cours de démantèlement. Un migrant a été blessé, tandis que les pompiers intervenant ont été caillassés.

Après deux jours de démantèlement dans le calme,  la "Jungle" de Calais a été touchée par des incendies dans la nuit de mardi à mercredi. Plusieurs départs de feu sont survenus dès le début de soirée et ont pris de l’ampleur dans la nuit, des bouteilles de gaz ayant explosé. Au moins un migrant syrien a été blessé et hospitalisé pour une blessure aux tympans.


"Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d'autre de la Lande (le nom officiel du camp, ndlr) mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit", a déclaré Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.


La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio a évoqué une “tradition” chez les migrants consistant  brûler leurs cabanes avant de partir. “On leur a dit qu’il valait mieux ne pas le faire, mais il y en a encore qui le font”, rassurant sur un “faible risque de propagation” et la présence de services de lutte contre les incendies à proximité.

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Incendie des cabanes de la "Jungle" : une tradition selon la préfète

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Les pompiers caillassés

Les incendies se sont "intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la 'zone des commerces'" à l'entrée du camp, a ajouté la préfecture. Plusieurs bonbonnes de gaz ont explosé, tandis que les pompiers intervenant ont été caillassés et ont dû "intervenir protégés par les forces de police". Des départs de feu avaient commencé dès le milieu de journée, alors que la destruction des cabanes et abris de la "Jungle" avait débuté, parallèlement à l’évacuation du camp. 


"Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d'accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi", a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

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Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

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