Démantèlement de la "jungle" Calais : "Tout le monde est à l'abri", indique la préfète

CALAIS - Trois jours après le début du démantèlement de la "Jungle" du Pas-de-Calais, la préfète du département a indiqué que "tout le monde [était] à l'abri" et que l'évacuation pourrait se faire d'ici la fin de la journée.

"Tout le monde est à l'abri", a indiqué la préfète du Pas-de-Calais. Après trois jours d'évacuation, la représentante de l'Etat à la tête du département du Pas-de-Calais a annoncé que le camp de la zone nord de la lande de Calais était désormais vide. "On est en capacité de fermer le dispositif de sas dès ce soir,. Après la prise en charge des derniers migrants, le dispositif s'arrête", a conclu Fabienne Buccio, qui a prévu un arrêt de l'évacuation "ce [mercredi] soir". Environ 6400 migrants, selon la préfecture, 8100 selon des associations, y étaient installés avant le début de l'évacuation lundi matin. 

Des migrants manquent à l'appel

Au total, "4014 migrants ont été mis à l'abri" les deux premiers jours, selon un communiqué commun de Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse. Soit 3242 majeurs et 772 mineurs isolés. Il en restait 1000 en début de journée, le 26 octobre. En outre, environ 1500 personnes, préférant sans doute rester à Calais en attendant de pouvoir se rendre au Royaume-Uni, se trouveraient dans la nature si l'on fait le lien avec les chiffres de la préfecture. 

Les travaux de démolition des abris et des tentes, pour persuader les migrants de partir en CAO, ont repris ce mercredi matin. Six pelleteuses sont chargées de ramasser les débris de cabanes laissées à l'abandon. Les équipes de maraudeurs de la préfecture tentent elles, de convaincre les migrants de se joindre aux files déjà fournies et de quitter Calais. Mais pour certains, l'amertume est grande. 


Après que plusieurs incendies ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi faisant un blessé léger, de nombreux feux étaient toujours en cours dans la journée de mercredi. Au moins deux bonbonnes de gaz avaient explosé dans la nuit, obligeant plusieurs personnes du campement à s'éloigner vers le bord de la rocade. Une "tradition", dans certaines communautés "qui mettent le feu à leur habitation au moment de la quitter", selon la préfecture.

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