Canicule et travail en extérieur : avez-vous le droit de tout arrêter ?

Canicule et travail en extérieur : avez-vous le droit de tout arrêter ?

IL FAIT CHAUD – La chaleur arrive. 7 départements sont placés en alerte canicule ce lundi. Vous êtes travailleur à l'extérieur et vous souhaitez savoir si la chaleur est un motif pour lever le pied ? Malheureusement, la réponse est non.

Dans les bureaux, en période de fortes chaleurs, la guerre de la clim' fait rage. Mais dehors, les salariés qui travaillent sous le "cagnard" ont d'autres préoccupations. Jardiniers, employés du BTP ou encore ouvriers agricoles : c'est toute l'année qu'ils sont exposés aux caprices de la météo.

Lors de l'épisode caniculaire de l'année dernière, Selim, 23 ans, témoignait de la difficulté de travailler à l'extérieur, étant voiturier devant les boutiques de la Place Vendôme, à Paris. "Je suis tout le temps dehors, c'est mon boulot, racontait-il à metronews. A cause de la réverbération du soleil sur le granit blanc, j'ai les joues un peu brûlées". Et pas question pour lui d'ôter son costume, qui lui tenait si chaud dans ces voitures qu'il garait à longueur de journée dans des rues où le thermomètre affichait facilement jusqu'à 48 degrés. "On me fait des réflexions si j'enlève ma veste", constatait-il.

Eau et local frais

Rien n'est-il donc prévu pour faciliter la vie des travailleurs en extérieur, en période de grosses chaleurs ? Pas grand chose, en réalité. Car aucun seuil de température à partir duquel le travail doit être suspendu n'est fixé dans la loi. L'Institut national de recherche et sécurité (INRS) a simplement émis des recommandations suite à la canicule de 2003 : les employeurs doivent donc désormais mettre à disposition de leurs équipes au moins trois litres d'eau par jour ainsi qu'un local frais.

Autre recommandation : permettre aux employés d'arriver plus tôt le matin et d'échapper aux heures les plus chaudes de la journée. C'est la solution pour laquelle avait opté Michel, plaquiste de 48 ans dans le nord de la France, où les températures dépassaient aussi les trente degrés à l'ombre l'année dernière. "Avec l'équipe, on arrive à 6 heures du matin au lieu de 8 heures, pour repartir en début d'après-midi. Ça reste compliqué de travailler dans ces conditions, mais on n'a pas le choix : on s'arrête toutes les demi-heures et on boit plus de quatre litres d'eau par jour", nous confiait-il.

EN SAVOIR + >> Canicule : pouvez-vous venir au travail en short et en tongs?

Précisons tout de même que d'une manière générale, le Code du Travail permet au salarié qui juge les conditions de travail dangereuses pour sa santé d'exercer un droit de retrait. A l’employeur, ensuite, d'accepter ou non.

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