Cédric Herrou écrit au procureur de Nice et lui assure qu'il continuera le combat

Cédric Herrou écrit au procureur de Nice et lui assure qu'il continuera le combat
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COURRIER - Après avoir été interpellé en présence de trois Erythréens, puis relâché, Cédric Herrou a adressé un lettre au procureur de Nice. Il lui assure qu'il n'a pas l'intention d'arrêter son combat d'aide aux migrants.

"Vous savez que ma liberté ne s'arrêtera pas aux barreaux de vos prisons". Dans une lettre adressée au procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, et révélée par Ressources Magazine, Cédric Herrou n'a pas l'intention d'arrêter ses actions qu'il juge "humanitaires". Mercredi dernier, l'homme a été interpellé avec trois Erythréens, près de la commune de Sospel dans les Alpes-Maritimes. Il avait alors été accusé de les avoir aidé à éviter un contrôle entre l'Italie de la France. Deux de ses proches avaient également été arrêtés à son domicile. Ils ont finalement tous les trois été relâchés, vendredi 20 janvier.

"Vous avez fait pleurer ma mère, mon père. Vous avez arrêté mon frère, mon amie. Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens, des malfrats", écrit Cédric Herrou dans son courrier. L'agriculteur reproche au procureur d'avoir "ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d’entrer sur (ses) terres" et de prendre "trois enfants" migrants "sans parents", qui résidaient chez lui, dans l'attente d'être "pris en charge par l'Aide sociale à l'Enfance". Selon lui, il aurait ainsi  "violé les droits de l’Enfant!".

Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers, des millions !Cédric Herrou

Il a alors assuré qu'il continuerait d'être "fidèle à ses convictions", qui sont selon lui, que la France doit "défendre les droits des hommes, des femmes, des enfants présents sur le sol français". "Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers, des millions !" lui écrit-il.


Au mois d'août, Cédric Herrou avait été arrêté une première fois pour avoir transporté huit Erythréens. Le 4 janvier dernier, il avait été jugé pour avoir installé en octobre 2016 une cinquantaine de migrants dans un centre de vacances SNCF désaffecté à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes). Le procureur de Nice avait alors requis huit mois de prison contre lui. Le délibéré est attendu pour le 10 février.

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