Tours : Hollande visite l'un des 164 centres d'accueil pour migrants de France

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REPORTAGE - A Tours, un centre d'accueil et d'orientation des migrants a ouvert ses portes en février dernier. Démarches administratives, soins médicaux, les 47 migrants - dont beaucoup viennent de Calais - sont pris en charge en attendant la fin de la procédure de leur demande d'asile.

François Hollande est venu les rencontrer. Ils sont 47, Soudanais, Afghans ou Maliens et ont quitté leur pays car leur vie était menacée. A Tours, deux étages d'une résidence universitaire ont été réservés pour accueillir ces hommes seuls, qui ont entre 20 et 30 ans. Dans ce centre d'accueil et d'orientation, l'un des 164 du pays, ils sont tous demandeurs d'asile. En attendant la fin de la procédure, ils restent quelques semaines avant d'être placés en centre d'accueil longue durée. 


"Ils ont vécu l'oppression et des persécutions". Pour Adeline Legoix, une des deux assistantes sociales du centre, ces hommes ont besoin d'un accompagnement dans leurs démarches administratives ou dans les soins médicaux. Depuis son ouverture en février dernier, le centre a accueilli 75 migrants. Ils ont tous une chambre individuelle mais se partagent la cuisine, un moyen de tisser des liens. 

J'ai choisi la France pour une vie meilleureMigrant afghan

Dans le centre d'accueil de Tours, les parcours de ces hommes sont similaires. A l'image de ce père de famille, ancien commerçant en Afghanistan qui a quitté son pays et passé dix mois à Calais avant d'arriver au centre. Avant d'y parvenir, il a dû traverser l'Iran, la Turquie et la Bulgarie. Il témoigne, visage caché, car la sécurité de sa famille est toujours en danger : "C'était vraiment difficile de quitter mon pays. Ma vie était en danger. J'ai choisi la France pour une vie meilleure". Menacé de mort dans son pays, il a quitté sa femme et ses trois enfants pour venir en France. 


Avant de se rendre à Calais lundi, François Hollande a tenu à rencontrer les migrants de ce centre d'accueil.  Il a par ailleurs précisé que tous les frais et prises en charge des migrants seraient réglés par l'État. 

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