Ces complotistes qui ont failli prendre le pouvoir le 14 juillet

Ces complotistes qui ont failli prendre le pouvoir le 14 juillet

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#THISIS(PRESQUE)ACOUP – Environ 300 personnes qui rêvaient de prendre le pouvoir à la faveur d'un “coup d’Etat” se sont rassemblées mardi, dans le calme, aux abords de l'Assemblée nationale à l'appel du mouvement du 14-Juillet.

Ils s’étaient donné rendez-vous à 10 heures, place de la Concorde. Ce 14 juillet, un petit groupe de complotistes comptait bien renverser le gouvernement français, installer un CNT, un Conseil national de transition, et occuper l’Elysée. Rien que ça. Avec un résultat en demi-teinte. Certes, leur rassemblement, organisé dans la confusion, a finalement été un peu médiatisé, mais ils n’auront réussi qu’à rassembler quelque 200 personnes devant l’Assemblée nationale, d’après le décompte d’Erwan Manac’h , journaliste à Politis, avant de se faire rapidement encercler par les CRS.

Qui sont-ils exactement ? Depuis plusieurs jours, de nombreux médias comme Lemonde.fr , Les Inrocks ou encore Streetpress.fr se sont penchés sur la question. Derrière les appels au coup d’Etat se trouve le mouvement du 14-Juillet, animé par Eric Fiorile, naturopathe star de la complosphère. En 1993, l’homme théorisa la “démosophie”, décrite sur le site qui lui est consacré comme un “modèle de société qui, au lieu d’être dirigée par l’oligarchie politique issue de la République, le serait par la logique et le bon sens de citoyens”. Parmi ses partisans, certains se revendiquent démosophes, d’autres d’Anonymous ; ses vidéos sont parfois diffusées sur des sites proches des sulfureux Alain Soral ou Dieudonné.

Plusieurs interpellations

Ce mardi, après avoir erré entre la place de la Concorde et aux abords de l’Assemblée nationale, le petit groupe d'environ 300 personnes, selon la police (500 selon certains participants) s’est finalement installé devant le palais Bourbon, sous l’œil des CRS. Ils ont ensuite manifesté à proximité de la gare du Nord puis de Beaubourg, où la plupart des manifestants, soit “près de 300 personnes, ont été interpellés” dans le calme en fin d'après-midi, a précisé à l'AFP une source policière. Des interpellations qui avaient pour but de vérifier l'identité des participants sans pour autant mener à des gardes à vue. Cette manifestation n'ayant pas été déclarée, elle a été considérée comme illégale.

“Ils sont très présents sur les réseaux sociaux, mais quasiment absents sur le terrain pour le moment, ça reste des groupuscules. Ce type de mouvement est sans espoir, mais pour ceux qui y croient, le risque est de former des déçus de la politique”, expliquait début juillet la journaliste Ornella Guyet aux Inrocks .

Edit du 14 juillet, 20h : ajout des interpellations

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