Ces profiteurs qui tentent de gagner de l'argent sur le slogan "Pray for Paris"

Ces profiteurs qui tentent de gagner de l'argent sur le slogan "Pray for Paris"

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VAUTOURS – L'INPI a indiqué ce vendredi que plusieurs demandes de dépôt des marques "Pray for Paris"et "Je suis Paris" ont été formulées dès le lendemain des attentats qui ont ensanglanté Paris le vendredi 13 novembre.

Certains n'ont pas perdu le sens des affaires. Au lendemain des attentats du 13 novembre, alors que la capitale française se réveillait sous le choc, les premières demandes de dépôt des marques "Pray for Paris" et "Je suis Paris" commençaient à affluer à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). Ces slogans touchants et spontanés s'étaient répandus comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, dans les instants suivant les attentats. Pancartes, banderoles, tags... Inscrits un peu partout dans la ville pour rendre hommage aux victimes, ces quelques mots ont fait le tour du monde, sous l'objectif des caméras.

Des bavoirs pour bébé aux strings

Dans un communiqué publié ce vendredi, l'INPI indique avoir "commencé à recevoir des demandes d’enregistrement de marques portant sur des signes tels que 'PRAY FOR PARIS' ou 'JE SUIS PARIS'". Sans en préciser le nombre, l'institut précise que les premières requêtes ont été soumises dès le lendemain des attentats, le samedi 14 novembre. Mais l'établissement public a pris la décision de ne pas y donner suite "car elles apparaissent contraires à l’ordre public".

Si personne en France ne peut donc se prétendre propriétaire de ces slogans, leur exploitation mercantile semble prospérer à l'étranger. Une semaine après le drame, il est déjà possible de se procurer en quelques clics sur Ebay une flopée de "produits dérivés", des tshirts "Pray for Paris" au prix de 13,99 dollars (13 euros) aux stickers "Je suis Paris" vendus 3,90 euros. La plateforme allemande de vente en ligne d'objets individualisés Spreadshirt a décliné de son côté toute une gamme de produits arborant le logo de la tour Eiffel stylisée en symbole de la paix : coques pour téléphone portable (29,99 euros), bavoirs pour bébé (19,49 euros) ou encore... des strings (20,49 euros).

Le précédent "Je suis Charlie"

Comme le relève Télérama , il existe déjà une marque britannique de vêtements "Pray For Paris", fondée en 2012. Mais après les attentats, la griffe a pris la décision de "reverser 20% de ses bénéfices" réalisés pendant une semaine à la Croix rouge française, a-t-elle promis sur sa page Facebook .

Après les attentats de janvier, déjà, plusieurs dizaines de demandes de dépôt de la marque "Je suis Charlie" avaient été soumises à l'INPI, l'autorité française compétente en la matière, pour en faire une exploitation mercantile. La aussi, l'établissement public les avaient rejetées. Des demandes de d'enregistrement de ce slogan entré dans l'histoire avaient même été faites à l'étranger, alors que son créateur, le graphiste Joachim Roncin, avait lui-même refusé d'en tirer profit.

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