Cette année encore, les étudiants devront dépenser plus pour la rentrée universitaire

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TROP CHER - A l'approche de la reprise des cours, la première organisation étudiante, la Fage, s'inquiète, cette année encore, de la hausse du coût de la rentrée étudiante : + 1,86%, selon son dernier baromètre, publié ce lundi dans Le Parisien.

Être étudiant coûte de plus en plus cher. 2403,64 euros, c'est le montant que devront ainsi débourser les étudiants le mois prochain pour effectuer leur rentrée, soit une hausse de 1,86% par rapport à 2016, d’après le baromètre de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), paru ce lundi 28 août dans Le Parisien. Ce coût prend à la fois en compte les frais spécifiques à la rentrée (droits d’inscription à la fac, fournitures scolaires, par exemple) et le coût de la vie courante, qui sera valable toute l'année. En somme, le prix à payer pour étudier.


Il ne s'agit pas d'une moyenne du budget des étudiants, mais "une indication du montant dont aurait besoin un étudiant pour vivre correctement", précise dans Le Parisien Alexis Her, vice-président de la Fage, en charge des affaires sociales. D’après la première organisation étudiante, en dix ans, le coût de la rentrée a augmenté de 300 euros dans les villes de province et de 236 euros en région parisienne. 

Le logement, premier poste de dépense

Par rapport à 2016, la plus grosse hausse de tarifs revient aux mutuelles étudiantes, dont les tarifs de complémentaires santé ont bondi de 9,1% en province et de 7,5% à Paris. Les assurances logement, elles aussi, sont en hausse (5% en province et 3,3% à Paris), tout comme le prix du panier de course moyen de l’étudiant, dont le coût a augmenté de 4 % à Paris et de 2,75% partout ailleurs. Seuls les droits d’inscription et les tickets de restaurant universitaire n’ont pas augmenté.


Pour tous ceux qui ont dû quitter le nid familial, soit la moitié des étudiants entre 18 et 24 selon l’Insee, le logement est le plus gros poste de dépense.  Si les prix augmentent un peu moins en région parisienne, du fait de la politique d’encadrement des loyers instaurée en 2015, ils ont en revanche bondi de presque 2% dans les autres villes universitaires de France. Seule consolation : les étudiants qui empruntent les transports en commun pourront "grapiller" quelques euros en profitant de la baisse enregistrée cette année sur les tickets, de l’ordre de 3,26%.

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