Cette "Batmobile" électrique voudrait repenser l'automobile

Cette "Batmobile" électrique voudrait repenser l'automobile
SOCIÉTÉ

VOITURES DU FUTUR - Ce n’est pas tous les jours qu’une nouvelle marque automobile apparaît. Faraday Future voit le jour aux Etats-Unis, avec de gros capitaux chinois. Une société ultra ambitieuse qui voudrait révolutionner la façon de produire des voitures avec une structure modulable façon Lego.

Des lignes de Batmobile ou de voiture des 24 Heures du Mans, pour certains un énième concept-car de designer un peu naïf. Pour la toute première apparition d’un concept en public, Faraday Future a pour le moins créé la surprise, voire la déception malgré ses chiffres de supercar frimeuse : 4 moteurs, 1 000 chevaux, 3 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et plus de 300 km/h de pointe. Car tout le monde attendait quelque chose de plus réaliste de la part de cette marque, si secrète jusque là.

On y a même vu un projet caché d’Apple, mais c’est Letv, un géant chinois de contenus et matériel TV, qui est aux finances, avec plus d’un milliard de dollars sur la table. Du sérieux, et Faraday Future est sur le point de poser la première pierre de son usine près de Las Vegas, lieu de la révélation de son concept FFZero1 lors du CES, le salon de l’électronique grand public.

Deux ans de développement seulement

Ambition annoncée : commencer la production d’une voiture dans… deux ans ! Un temps extrêmement court dans le monde de l’automobile où les constructeurs rodés depuis 100 ans ont besoin de quatre années de développement pour sortir un nouveau modèle.

"Notre plateforme variable nommée VPA comme la technologie que nous avons développé pour les batteries emploient des solutions qui nous sont spécifiques et qui, dans les deux cas, permettent une plus grande flexibilité de fabrication, pour des coûts et des délais de production réduits", nous explique Nick Sampson, le vice-président recherche et ingénierie de Faraday Future. C’est là le cœur de l’innovation de la marque, une même plateforme qui peut revêtir plusieurs tailles, des batteries facilement redimensionnables selon les besoins et un ou plusieurs moteurs électriques. De quoi réaliser tout type de véhicule, de la petite citadine à la supercar.

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Sur le papier, cela semble tenir la route, c’est d’ailleurs un mélange des solutions adoptées par Tesla ou annoncées par Volkswagen avec sa nouvelle plateforme pour véhicules électriques. "Nous avons mis au point l’assemblage unique des cellules dans les packs de batteries, l’électronique qui les gère, le système de charge. Tout cela sera l’objet de brevets spécifiques", rappelle M. Sampson.

Un homme qui sait bien s’entourer, puisque d’anciens dirigeants et designers de BMW et Tesla ont été embauchés, ainsi que des ex-Google ou Apple pour l’interface cruciale dans cette voiture hyper connectée. "Ce qui impressionnera le plus nos clients, c’est la manière dont la connectivité de la voiture l’intègre dans son monde numérique."

Tout à prouver

M. Sampson la voit comme une solution de mobilité partagée plutôt que comme une voiture qu’on achète, même si cela sera possible. Et elle embarquera des éléments de conduite autonome. Reste à voir si Faraday Future est le début d’une grande épopée automobile à la Tesla ou si cette histoire va faire "pschitt". En attendant, d’autres start-up tout aussi ambitieuses pointent le bout de leur nez : NextEV et Atieva se développent dans la Silicon Valley avec de (gros) capitaux chinois. Mais elles, elles ne montrent rien tant qu’elles ne sont pas prêtes.

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