CGT : Thierry Lepaon refuse de démissionner, le syndicat joue la montre

CGT : Thierry Lepaon refuse de démissionner, le syndicat joue la montre

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SYNDICAT – Le patron de la CGT Thierry Lepaon, affaibli après des révélations sur l'importance de factures engagées pour son installation à la tête de la centrale syndicale, refuse de céder sa place.

Pour l'instant, il tient. Thierry Lepaon ne démissionnera pas de son poste de secrétaire général de la CGT. Pas plus qu'il ne sera poussé vers la sortie. C'est ce qui est ressorti de la réunion du bureau confédéral du syndicat qui s'est déroulée, vendredi 5 décembre. Il faudra attendre le 16 décembre et la convocation du "parlement" syndical pour connaître l'avenir de son leader.

Pas de décision pour l'instant

"Contrairement à ce qui circule dans certains médias, aucun membre du bureau confédéral n'a demandé la démission de Thierry Lepaon", a en effet annoncé le communiqué publié suite à la réunion. Une réunion informelle qui se tenait pour déterminer le destin du secrétaire général, suite aux faux-pas répétés et des indemnités jugées "scandaleuses" alors que l'AFP rapportait le souhait d'une majorité de la direction syndicale de le voir partir.

Le secrétaire général de la CGT, empêtré dans plusieurs polémiques – dont celle sur les coûteuses rénovations de son appartement et de son bureau – fait face cet après-midi aux membres du comité confédéral national, le parlement de la centrale qui réunit les dirigeants des fédérations professionnelles et des unions territoriales. Cette réunion informelle se tiendra dans la foulée de la réunion du bureau confédéral (direction resserrée de dix membres) qui a promis de son côté de prendre "toutes les dispositions nécessaires."

Une vidéo pour se féliciter

Thierry Lepaon a par ailleurs affirmé vendredi dans un message vidéo que son organisation restait "en tête" dans la fonction publique au vu des premiers résultats des élections professionnelles . "A l'heure qu'il est, nous n'avons pas tous les résultats, mais la CGT est la première force syndicale dans la fonction publique. C'est un point d'appui essentiel à la fois pour les agents, pour l'ensemble des salariés, mais également, je le pense véritablement, pour l'ensemble des citoyens", a-t-il déclaré dans ce message diffusé au moment même où se tient la réunion sur son avenir à la tête de la centrale.

"La question des services publics a été au cœur de la campagne électorale que nous avons menée, de l'engagement militant, des discussions que nous avons eues ensemble et le fait que la CGT soit la première force syndicale constitue véritablement un point d'appui", a-t-il insisté. C'est la première fois qu'il s'exprimait publiquement depuis les révélations sur ses faux pas.

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