La possible fin du changement d'heure donne des sueurs froides aux compagnies aériennes

La possible fin du changement d'heure donne des sueurs froides aux compagnies aériennes

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CHANGEMENT D'HEURE - Alors que chaque pays de l'Union européenne va devoir choisir s'il souhaite garder l'heure d'hiver ou l'heure d'été, "en bonne intelligence", le secteur aérien pourrait être fortement impacté par ces décisions.

Vous faites partie de ceux qui en avaient marre de changer d'heure, chaque mois d'octobre et mars ? L'Union européenne a décidé d'y mettre fin, laissant aux pays le choix entre l'heure estivale ou hivernale. La Commission a demandé aux pays de l'UE de lui transmettre leur choix d'ici la fin avril 2019 au plus tard. Si le calendrier proposé par Bruxelles est respecté, le changement d'heure du 31 mars 2019 serait ainsi le dernier passage obligatoire à l'heure d'été.


Les pays souhaitant revenir de façon permanente à l'heure d'hiver auront ensuite la possibilité de basculer une dernière fois le 27 octobre 2019, après quoi les changements pour motifs saisonniers ne seront plus possibles. Un choix qui peut paraître anecdotique mais qui ne l'est pas spécialement pour le secteur aérien qui, via l'IATA ( International Air Transport Association), lance un "mayday".

Selon Les Echos, ce secteur est particulièrement sensible aux changements d'heure, car les horaires des différents vols sont établis de longue date et l'IATA estime qu'il faudrait un délai de dix-huit mois pour permettre aux compagnies aériennes de s'adapter. Fort d'une mécanique relativement complexe, tout changement d'horaire ou d'ajout d'une nouvelle ligne doit faire l'objet d'une demande de nouveaux créneaux horaires, mais ceux-ci sont attribués deux fois par an, précisent nos confrères. Alors changer les horaires des vols à échéance de six mois, ou même un an, paraît très compliqué. 


"Les créneaux horaires de la prochaine saison d'été ont déjà été demandés et la conférence d'attribution est dans deux mois, souligne Pierre-Olivier Bandet, directeur général adjoint programme et flotte d'Air France, aux Echos. "Ils sont accordés en heure universelle, mais correspondent aux horaires en heures locales des compagnies. Devoir tout changer sera un grand bouleversement", dit-il. 


Concrètement, si un avion part d'un pays à l'heure d'été, il arriverait quelques heures plus tard, à une heure précise, or il est fort possible qu'il n'y ait pas de créneau disponible à l'arrivée de l'avion dans le pays de destination. En Europe, si certains pays choisissent l'heure d'été et d'autres l'heure d'hiver, les vols sur le continent européens pourraient être impactés. Alors l'IATA tire la sonnette d'alarme dans les colonnes des Echos : "Si le changement d'heure est aboli, cela ne peut se faire qu'à l'échelle de l'Europe". 

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