Circulation alternée : ces automobilistes qui usurpent leurs plaques d’immatriculation

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FRAUDE. La circulation alternée est reconduite à Paris et dans la proche banlieue, ce samedi. Seuls les véhicules équipés de plaques impaires peuvent circuler... Mais certains ont trouvé une astuce imparable : l'usurpation de plaques d'immatriculation.

Copier la plaque de Bernard Cazeneuve ? Un véritable jeu d’enfants ! Pratique pour éviter les contraventions ou pour pouvoir rouler les jours de circulation alternée.  L'arnaque est simple : il suffit de commander les plaques sur certain site internet. Elles sont ensuite livrées en 48 heures.


Impossibles à détecter, les fausses plaques d’immatriculations se multiplient. Des milliers d'automoblistes en ont déjà fait les frais, à l’image de Sydney qui a reçu des dizaines de contraventions et s’est fait retirer son permis de conduire sans comprendre pourquoi ni comment. "La police m’a arrêté pour un contrôle banal. Ils m’ont dit que je n’avais plus de permis, m’ont mis les menottes et j’ai fait de la garde à vue", explique-t-il.  

En 2013, 13.000 plaintes ont été recencées. Or, c’est à la victime de prouver son innocence. Selon l’avocat en droit routier, Me Rémy Josseaume, il faut réagir dès les premiers PV. "On dépose plainte immédiatement puis on conteste l’infraction en courrier recommandé et on demande à l’officier du ministère public l’abandon des poursuites à son encontre". 


Pour lutter contre l'usurpation de plaques d'immatriculation, une entreprise a mis au point une solution à 30 euros. Une vignette "BSR" sécurisée avec un hologramme à coller près de sa plaque d’immatriculation avant. Cette vignette permettra ainsi, en cas de contravention, d’identifier son véhicule avec certitude. La société enregistre la date et pourra témoigner pour le conducteur. 

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