"Co-living" et habitat participatif : ils vont vous donner envie de vivre en collectivité

"Co-living" et habitat participatif : ils vont vous donner envie de vivre en collectivité

PARTAGE - Pour lutter contre la solitude engendrée notamment par la crise du Covid-19, certains Français optent pour des modes de vie basés sur la cohabitation et le partage. Des concepts qui séduisent de plus en plus.

Depuis plus d’un an, la pandémie de Covid-19 a plongé de nombreuses personnes dans la précarité mais aussi dans la solitude. Pour lutter contre ce sentiment d’isolement, de plus en plus de Français sont adeptes du vivre-ensemble, de plusieurs manières. C’est notamment le cas à Marseille, où Ivan, Parisien de 28 ans, a rejoint un espace de co-living où, pour 700 euros par mois, il dispose d’une chambre spacieuse, avec salle de bain et coin cuisine.

En plus de sa chambre, le jeune homme peut profiter d’un grand salon, d’un jardin de 900 m² et même d’une salle de projection, qu’il partage avec les autres habitants. La seule obligation ? Rester au moins un mois. Cette formule ultra-flexible séduit les jeunes actifs, comme Colombe, cadre dans le transport maritime : "C’est moins cher qu’un studio mais avec la qualité de vie d’une maison, c’est absolument incroyable. Tu as ton espace à toi, et tu choisis les moments que tu partages."

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Le "co-living", bien plus qu'une colocation

Comme Ivan et Colombe, Mehdi, comédien, est ravi de cette expérience de co-living permettant d’oublier la crise sanitaire et de partager des moments de convivialité : "Avec la situation qu’on vit, se retrouver à partager un super moment, un super repas, à discuter, à rigoler, c’est génial." Le concept est présent dans la plupart des grandes villes en France et les projets se multiplient. L’offre devrait au moins tripler cette année.

Contrairement à la colocation, le but du co-living est de créer un lien entre les habitants. "Tous les services sont inclus, l’eau, l’électricité, le chauffage, Internet et le ménage des parties communes. Derrière, nous travaillons énormément pour que les gens qui viennent vivre ensemble, s’entendent. On parle avec eux, on les recrute...", explique Amaury Courbon, cofondateur du service de Colonies - Coliving.

L'habitat participatif, le partage entre voisins

Autre mode de cohabitation ayant le vent en poupe, l’habitat participatif. Contrairement au co-living, chacun dispose de son appartement, mais partagent certaines pièces, comme c’est le cas à Lille, où certains habitants ont acheté un terrain ensemble et ont fait construire un immeuble. Depuis quatre ans, cette vingtaine d’habitants partagent un salon commun, un jardin, une buanderie et une chambre d’amis permettant de recevoir ses proches à condition de respecter un calendrier.

Un salon commun permettant de se rassembler entre voisins pour sympathiser, comme le souligne Sophie Vandendorpe, retraitée et propriétaire d’un logement au sein du concept d’habitat participatif Les Voisins du Quai : "Ici, c’est un salon qu’on peut réserver pour soi si on a une fête à faire en privé. On fait aussi nos apéros, en général le vendredi soir, c’est ouvert à tous les voisins."

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Autre avantage de la collectivité, les voisins se rendent respectivement des services, comme du baby-sitting ou encore partagent leurs voitures, permettant de faire des économies. Longtemps confidentiel, l’habitat participatif se développe à grande vitesse. Si environ 2500 personnes vivent dans ce type de logements aujourd’hui, ils seront dix fois plus nombreux d’ici deux ans.

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