Comme en juin, la Corse se propose d'accueillir l'Aquarius et ses 141 migrants

Comme en juin, la Corse se propose d'accueillir l'Aquarius et ses 141 migrants

MIGRATIONS - Reprenant ses promesses du mois de juin, Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, a proposé que l'île ouvre ses ports à l'Aquarius, le navire de SOS Méditerranée qui vient de secourir 141 migrants.

L'histoire se répétera-t-elle ? Comme en juin 2018, le navire de l'ONG SOS Méditerranée est confronté au refus de l'Italie et de Malte d'ouvrir leurs ports, alors qu'il se trouve dans une situation d'urgence après avoir secouru des dizaines de migrants. Et comme en juin, le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni se dit prêt à accueillir le bateau, qui transporte 141 personnes.

 "La question urgente c'est de porter secours", estime le leader nationaliste sur LCI mardi matin, qui ajoute que, pour la "question de l'accueil pérenne, il doit y avoir une répartition harmonieuse entre les différents pays européens". Et Jean-Guy Talamoni n'épargne pas Bruxelles, affirmant que "l'Europe n'est pas à la hauteur des enjeux".

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On a laissé l'Italie se débrouiller pendant des années avec cette affaire comme si c'était la sienne alors que c'était le problème de l'ensemble de l'Europe- Jean-Guy Talamoni

"On a laissé l'Italie se débrouiller pendant des années avec cette affaire comme si c'était la sienne alors que c'était le problème de l'ensemble de l'Europe", a poursuivi Jean-Guy Talamoni. "Aujourd'hui ce n'est pas l'Espagne qui va prendre le relais de l'Italie", dit-il, alors que le pays dirigé par le socialiste Pedro Sanchez s'était porté volontaire pour accueillir le bateau de secours en juin dernier.

"Ça devrait tomber sous le sens de porter secours à des êtres humais en danger", ajoute le président de l'organe législatif corse, qui voit dans "l'aide au développement" un moyen de permettre aux migrants de rester à terme dans leur pays, même s'il estime que "dans un premier temps, ça ne va pas arrêter les flux".

Lundi, l'Elysée a indiqué que la France discutait avec d'autres pays méditerranéens de l'UE afin de trouver "rapidement" un port d'accueil à l'Aquarius, rapportait l'AFP. En juin, c'est l'Espagne, qui avait accueilli le navire une première fois, alors qu'il avait secouru 630 migrants. lE pays es devenu depuis la première porte d'entrée des migrants en Europe, et rechignerait à se proposer à nouveau, précise l'AFP.

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Si les autorités françaises écartent jusqu'ici l'hypothèse de se proposer, c'est parce que l'Aquarius se trouvait lundi entre l'Italie et Malte et que les ports français ne sont pas les plus proches. Ce qui n'a pas empêché le directeur du port de Sète - et ancien ministre communiste - Jean-Claude Gayssot de proposer lundi d'accueillir le navire.

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