Confinement : "Soit c'est pour un mois, soit vous ne partez pas !" Vrai ou faux ?

Confinement : "Soit c'est pour un mois, soit vous ne partez pas !" Vrai ou faux ?

"QUATRE SEMAINES OU RIEN" - Le secrétaire d'État au Tourisme a alerté les Français qui quittent leur région ce week-end avec cette phrase choc. Il y a pourtant des exceptions.

On ne peut pas faire plus clair : "Si vous partez, c'est pour un mois sinon vous ne partez pas." C'est la règle d'or donnée par Jean-Baptiste Lemoyne ce jeudi 1er avril, sur BFMTV. Interrogé sur l'éventualité de quitter sa région pendant les vacances scolaires, le Secrétaire d'État chargé au Tourisme a rappelé qu'il était uniquement donné aux Français la possibilité, ce week-end, de s'isoler "ailleurs en France". Mais qu'ensuite, pendant quatre semaines, les déplacements interrégionaux seront interdits, comme prévu dans le cadre des nouvelles mesures sanitaires mises en place pour lutter contre le coronavirus.

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La rentrée scolaire, un motif valable

Sauf que Jean-Michel Blanquer n'est pas de cet avis. Au contraire. Sur LCI, le ministre de l'Éducation nationale est allé à l'encontre des consignes du Secrétaire d'État. Interrogé par un Parisien qui a prévu de fuir la capitale, il répond à son inquiétude de savoir si "à la veille de la rentrée scolaire du 26 avril", il pourra rentrer chez lui avec ses enfants. Il est en effet prévu qu'à partir du mardi 6 avril, et pour quatre jours, les cours se feront à distance, et que du samedi 10 au dimanche 25 avril, tous les élèves du pays soient en congé scolaire. Sauf que le retour en classe se fera progressivement à compter du lundi 26 avril, en commençant par les écoles maternelles et primaires. Soit avant la fin des restrictions de déplacement à plus de dix kilomètres.

Or, Jean-Michel Blanquer a répondu à cette question par l'affirmative. "Les personnes qui vont partir ce week-end pour se confiner ailleurs que dans leur lieu actuel d'habitation pourront revenir au moment de la rentrée scolaire, bien entendu", a-t-il lancé avec aplomb sur notre antenne. Il l'assure, "il n'y aura pas de sanction" pour ces parents. 

"Ce sont en quelque sorte les enfants qui font l'arbitrage"

Entre ces deux messages contradictoires, difficile de s'y retrouver. Alors qu'en est-il réellement ? C'est finalement Matignon qui a tranché le débat. Auprès de LCI.fr, on assure qu'effectivement, "si la rentrée est maintenue à cette date là", alors les Français partis avec leurs enfants pourront rentrer dans leur lieu d'habitation. Le retour en classe servira ainsi de motif de déplacement. "Ce sont en quelque sorte les enfants qui font l'arbitrage", nous glisse-t-on.

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Si on s'en tient strictement à l'interprétation des restrictions, il est donc juste d'affirmer qu'un Français ne pourra pas rejoindre sa région avant la levée de ce troisième confinement. Mais il existe des motifs possibles de déplacement, dont le retour en classe fait partie. 

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