Vers un congé parental plus court et mieux rémunéré ?

Vers un congé parental plus court et mieux rémunéré ?

ÉDUCATION - Chargés par le gouvernement d'une mission portant "sur la conciliation des temps professionnel et familial des parents", la dirigeante d'entreprise Christel Heydemann et le sociologue Julien Damon ont rendu mercredi leurs conclusions sur le congé parental.

L'usage massif du télétravail depuis la crise sanitaire avait rendu plus fortes les demandes des parents en faveur d'une meilleure "conciliation de la vie personnelle et familiale", en particulier dans les foyers monoparentaux, au point que quatre ministres ont missionné sur le sujet en mars dernier. 

Julien Damon et Christel Heydemann ont rendu leurs conclusions ce mercredi, recommandant alors de raccourcir le congé parental et de mieux l'indemniser. Ce dernier était beaucoup moins utilisé ces dernières années. En 2019, seules 265.000 personnes l'avaient demandé, soit moitié moins qu'en 2012.

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Une rémunération proportionnelle à l'ancien salaire

Pour le rendre plus attractif, l'universitaire de l'Ecole nationale supérieure de sécurité sociale (N3S) et la directrice générale de Schneider Electric proposent de réduire la durée en passant d'un congé d'un an à un congé de six mois. Ils proposent également que la rémunération ne soit plus calculée au forfait, comme c'est le cas actuellement à hauteur de 400 euros par mois maximum, mais proportionnellement à l'ancien salaire, avec un plafond à définir. 

Le congé pourrait se poursuivre l'année suivante, mais il serait dans ce cas à nouveau rémunéré au forfait, avec une indemnisation forfaitaire moins avant avantageuse, conseille le rapport, dont les contours sont dévoilés par Les Échos. Ces recommandations suivent donc les modes de garde plébiscités par les allocataires.

En effet, selon un sondage de la Caisse nationale d'allocations familiales en 2019, jusqu'au premier anniversaire de l'enfant, les allocateurs plébiscitent la garde par les parents par rapport aux autres modes de garde. 86% d'entre eux la soutiennent jusqu'à six mois et ils sont 47% entre six mois et un an. Dans la deuxième année, ils sont par contre 41% a préféré la crèche et ne sont plus que 26% à garder leur enfant eux-mêmes.

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Passé un an, la mission dirigée par Julien Damon et Christel Heydemann considère alors que la priorité devient le déploiement d'une offre d'accueil publique ou conventionnée suffisante. En effet, aujourd'hui, un quart des parents n'ont pas accès au mode de garde désirée. Ces dernières années ont également vu le nombre d'heures d'accueil diminuer, accroissant les difficultés pour les parents de concilier leur vie professionnelle avec leur vie familiale. 

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