Tout ce qu'il faut savoir sur la gratuité de la contraception pour les moins de 26 ans

Trop souvent, les jeunes filles renoncent à prendre la pilule faute de moyens. La contraception sera donc gratuite pour les 18-25 ans à partir du 1er janvier 2022.

EXPLICATIONS - Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce jeudi la prise en charge à 100% de la contraception pour les femmes jusqu'à 25 ans. Tour d'horizon des changements qu'elle implique.

C'était déjà le cas pour les femmes jusqu'à 18 ans. La gratuité de la conception est désormais étendue à toutes les femmes "jusqu'à 25 ans", a annoncé ce jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran sur le plateau de France 2. Calendrier, modalités... LCI vous détaille cette mesure.

Pour qui et pour quand ?

Lors de son intervention sur France 2, Olivier Véran a, dans un premier temps, évoqué les femmes "jusqu'à 25 ans". Quelques heures plus tard, contacté par TF1, le ministère de la Santé a précisé que cette gratuite concernerait "l'ensemble des femmes âgées de moins de 26 ans". Les femmes âgées de 25 ans sont donc bien concernées par cette décision.

Pour rappel, la gratuité de la contraception était déjà accordée depuis 2013 aux jeunes filles de 15 ans à leurs 18 ans, dont le taux de recours à l'IVG (interruption volontaire de grossesse) a nettement baissé depuis, passant de 9,5 à 6 pour 1000 entre 2012 et 2018. Et, depuis août 2020, elle a été étendue aux moins de 15 ans.

Cette mesure entrera en vigueur dès le 1er janvier 2022, a détaillé Olivier Véran. 

Qu'inclut la mesure ?

"Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique, de la consultation de prescription et de tous les soins liés à cette contraception", a précisé Olivier Véran. Ainsi, diverses étapes, de la prise de rendez-vous aux prescriptions, seront prises en charge. Le ministère de la Santé a par la suite précisé que toutes les contraceptions féminines sont concernées par cette mesure.

Pour les femmes de 18 à 25 ans, la prise en charge intégrale comprend "une consultation par an avec un médecin ou une sage-femme, en vue d’une prescription de contraception ou d’examens biologiques en lien avec la contraception", ainsi "qu'une consultation de suivi lors de la première année d’accès à la contraception", indique le ministère de la Santé. 

Sont également concernés "les examens biologiques nécessaires à la contraception une fois par an", tout comme "les actes donnant lieu à la pose, au changement ou au retrait d’un contraceptif" et la "délivrance des contraceptifs", qui seront remboursables sur présentation d'une ordonnance. La contraception d'urgence, ou pilule du lendemain, sera également prise en charge.  

Lire aussi

Jusqu'ici, seules les pilules contraceptives de première et deuxième génération, les implants, les stérilets (ou DIU), les diaphragmes étaient remboursables à 100 % par l’Assurance-maladie pour les mineures, à 65% pour les plus de 18 ans avec prescription médicale. Même cas de figure pour la contraception d’urgence, qui était remboursée à 100 % jusqu'à 18 ans, mais seulement à 65 % pour les majeures, et uniquement sur prescription médicale.

Sur son site, l’Assurance-maladie précise que certaines pilules contraceptives, les patchs contraceptifs, les anneaux vaginaux, les capes cervicales, les spermicides et les préservatifs (à l’exception de deux marques) ne sont pas pris en charge.

Pourquoi ce choix ?

"Il y a un recul de la contraception chez un certain nombre de jeunes femmes, et le premier motif, c'est pour des raisons financières, ça coûte trop cher ! C’est insupportable que des femmes ne puissent pas se protéger, ne puissent pas avoir une contraception si elles en font le choix évidemment, parce que ça leur coûte trop cher", a affirmé Olivier Véran pour justifier la mesure.  

L'âge de 25 ans a quant à lui été retenu car il correspond, "en termes de vie économique, sociale et de revenus, à un âge d’autonomie", selon Olivier Véran. "C'est aussi l'âge où on va quitter définitivement la complémentaire santé de son foyer." 

Cette mesure représente un coût annuel de "21 millions d’euros" et bénéficiera à "1,6 million de femmes", indique le ministère. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - Interview d’Eric Zemmour sur LCI : retrouvez nos vérifications

Éric Zemmour est l'invité de Ruth Elkrief sur LCI ce lundi 27 septembre à 20h35

Grippe, gastro, angine et rhume de retour : bonne ou mauvaise nouvelle sur le front du Covid ?

Eric Zemmour sur LCI : les déclarations du polémiste que nous avons déjà vérifiées

EN DIRECT - Présidentielle 2022 : Hervé Morin "se désole" du choix de LR d'abandonner la primaire

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.