COP 21 à Paris : la police redoute la présence de Black Blocs

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SECURITE - Dans une note interne, la direction de la police nationale prépare ses services à une "mobilisation exceptionnelle", pour pouvoir faire face à "des manifestations revendicatives" pressenties pendant la COP 21. Notamment celles des Black Blocs, des militants d’extrême gauche ultra-violents.

A événement exceptionnel, risques de manifestations - et de débordements - exceptionnels. La COP 21, conférence internationale sur le climat qui se tient à Paris en début d’année pourrait attirer des manifestations qui peuvent s’avérer violentes, ou dégénérer. C’est, en substance, ce qui ressort d’une note interne à la police nationale, révélée par France Info ce jeudi.

Le texte date du 25 août dernier, et est signé du directeur de la police nationale, Jean-Marc Falcone. Il appelle les chefs de service à "prendre toutes les dispositions nécessaires afin de restreindre les formations, les droits à repos et à congés - à l’exception des congés annuels - des effectifs." En clair : tout le monde devra être sur le pont pendant toute la durée de l'évènement. "Les services devront renforcer leurs capacités opérationnelles propres afin de pallier le manque de disponibilités en forces mobiles dont l’engagement pour cet événement sera particulièrement conséquent."

Le risque de "manifestations revendicatives"

La COP 21, qui va réunir environ 195 délégations internationales , 40.000 à 50.000 observateurs et 3.000 journalistes au salon du Bourget, a de quoi inquiéter les forces de l’ordre. Et la menace terroriste ne serait pas seule en cause. La note interne évoque aussi le risque de "manifestations revendicatives".

Un euphémisme,  pour France Info , pour qui le directeur évoque clairement la menace des Black Blocs, ces groupes militants ultra-violent d’extrême gauche, qui s’en prennent aux grands évènements internationaux. Entraînés aux techniques militaires, ces militants ont développé de véritables tactiques de guérillas urbaines, habillés de noirs et masqués, n’hésitent pas à saccager vitrines et mobilier urbain. Leurs derniers faits d’armes ? L’exposition universelle de Milan en mai dernier, ou encore à Nantes, en février 2014, lors d’une manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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