Vaccin Pfizer : l'extraction d'une 7e dose par flacon validée par la DGS

Vaccin Pfizer : l'extraction d'une 7e dose par flacon validée par la DGS

CLARIFICATION - Une note de la DGS signée par son patron, Jérôme Salomon, permet aux professionnels de santé d'extraire une 7e dose des flacons de vaccin Pfizer, lorsque cela est possible. Une mise au point qui fait suite à une polémique dans le monde médical.

Les professionnels de santé pourront désormais, lorsque cela est possible, extraire une 7e dose des flacons du vaccin Pfizer. Une note signée du directeur général de la santé (DGS) Jérôme Salomon indique vendredi aux praticiens "qu'aucune dose du vaccin Pfizer-BioNTech qui peut être extraite à partir d'un même flacon ne doit être jetée"

Officiellement, les autorités sanitaires avaient jusqu'ici autorisé un maximum de six doses par flacon. Mais dans la pratique, de nombreux soignants parvenaient à extraire une 7e dose, précieuse dans la mesure où les stocks de vaccins restent limités. 

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"L'autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer-BioNTech prévoit que chaque flacon contient six doses", précise la note. "Pour extraire six doses d'un flacon unique, des dispositifs d'injection à faible volume mort doivent être utilisés. Il est parfois possible d'extraire une 7e dose. Le matériel mis à disposition par l'État dispose des caractéristiques requises pour une telle opération. Compte tenu du fait que cette situation ne se rencontre que ponctuellement, il revient aux professionnels de santé, sur le terrain et au cas par cas, d'estimer si l'obtention d'une 7e dose dans la solution résiduelle du flacon est possible."

Réponse à un début de polémique

Cette clarification intervient alors qu'une polémique apparaissait au sujet du recours à cette 7e dose. Sur LCI, lundi matin, le docteur Jean-Paul Hamon, président d'honneur de la Fédération des médecins de France, avait accusé l'ARS d'Ile-de-France d'avoir forcé un centre de vaccination des Hauts-de-Seine à jeter une cinquantaine de doses qui avaient été récupérées de cette manière dans les flacons au moyen d'aiguilles serties. 

"On a balancé 50 doses de vaccins Pfizer, tout simplement parce que l'ARS a interdit qu'on les fasse. Pourquoi ?" s'était-il indigné sur notre antenne. "J'ai des envies d'aller dézinguer le ministère !", avait-il ajouté. "Qui sont ces gens incapables de s'adapter, incapables de prendre des décisions responsables ?" Interrogé à ce sujet, Olivier Véran avait indiqué en début de semaine n'avoir pas connaissance de cette intervention de l'ARS pour interdire une 7e dose. 

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Les flacons du vaccin Pfizer-BioNTech, initialement prévus pour cinq doses, avaient été revus une première fois à la hausse, les soignants ayant démontré qu'avec les seringues adéquates, il était possible d'en tirer une 6e dose. Les professionnels de santé ont désormais carte blanche, quand ils y parviendront, pour administrer une 7e dose à leurs patients. 

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