Covid-19 : le succès du dispositif d'arrêt de travail en ligne

Covid-19 : le succès du dispositif d'arrêt de travail en ligne

ISOLEMENT - L'Assurance maladie dit ne pas constater une "utilisation détournée" du dispositif permettant aux personnes ne pouvant télétravailler d'obtenir un arrêt de travail immédiat via internet.

Près de dix jours après son lancement, le dispositif rencontre un franc succès. "Autour de 4000 demandes" d’arrêt de travail immédiat sont enregistrés quotidiennement depuis le 10 janvier, selon des données communiquées par l’Assurance maladie au journal Le Figaro. 

Toute l'info sur

Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Les dernières infos sur l'épidémieA quel stade en est l'épidémie, département par département ?

Une cadence qui, au regard des 30.000 arrêts de travail délivrés chaque jour en temps normal, montre "une utilisation adaptée du dispositif sur ses premiers jours de déploiement", relève l'institution, qui assure ne pas constater d'"utilisation détournée du téléservice" depuis sa mise en place le 10 janvier dernier.

Pour rappel, cette mesure du gouvernement a pour objectif de casser les chaînes de contaminations au sein des entreprises, en permettant aux personnes ne pouvant télétravailler d’obtenir un arrêt de travail en quelques clics via la plateforme Ameli (declare.ameli.fr ou declare.msa.fr pour les travailleurs agricoles). 

Plus besoin de se rendre dans le cabinet d'un médecin. Concrètement, une fois déclaré en ligne, le patient doit télécharger un justificatif à envoyer à son employeur. Il bénéficie en principe d'un suivi tout au long de sa convalescence, d'une durée de sept jours. Pour prolonger son arrêt maladie, il doit cependant effectuer un test sous deux jours.

Des contrôles pour éviter "un absentéisme incontrôlé"

Après l'annonce de la mise en place de cette mesure, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s'alarmait face à un risque d'"un absentéisme incontrôlé". Le gouvernement avait tenu à rassurer les employeurs en promettant des contrôles et arguant que le test serait obligatoire. 

En théorie, l'Assurance maladie doit procéder à un suivi systématique "avec deux à trois appels téléphoniques" au cours de la période. Puis, à compter du 20 janvier, une visite à domicile par un infirmier sera également proposée à la personne qui s'auto-déclare positive depuis le site de l'Assurance maladie.

Lire aussi

Attention, toutefois, le dispositif ne concerne pas directement les personnes identifiées comme cas contact. Qu'elles présentent ou non des symptômes, elles doivent continuer à utiliser le téléservice déjà en place pour cette situation (https://declare.ameli.fr/cas-contact/conditions). 

Néanmoins, si leur test se révèle positif et qu'elles ne sont pas en mesure de télétravailler, les personnes peuvent alors intégrer le nouveau dispositif, à compter du lendemain de la date d'obtention du résultat, et ainsi bénéficier d'un arrêt maladie indemnisé et sans délai de carence.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : près de 20.000 nouveaux cas ce dimanche

Face au risque d'un confinement national, "il y a encore de l'espoir", estime Jérôme Salomon

Désormais autorisé dans les cabinets médicaux, le vaccin AstraZeneca est en forte progression

PHOTO - La Nasa publie une vue panoramique de Mars prise par Perseverance

Valérie Pécresse juge inéluctables de nouvelles restrictions en Ile-de-France

Lire et commenter