Protocole à l'école, vaccination des 5-11 ans... La politique sanitaire concernant les enfants va-t-elle évoluer ?

Protocole à l'école, vaccination des 5-11 ans... La politique sanitaire concernant les enfants va-t-elle évoluer ?

PANDÉMIE - Alors que le nombre de classes fermées augmente très vite, le protocole sanitaire à l'école pourrait bientôt évoluer. Idem pour la vaccination des plus jeunes, aujourd'hui exclus de la campagne : avec l'arrivée des données scientifiques, la donne pourrait changer.

Du vendredi 19 novembre à ce mardi 23 novembre, le nombre de classes fermées a véritablement bondi, passant de 4048 à 6000. Même chose concernant le taux d'incidence des enfants, qui s'établit désormais à 340 cas pour 100 000 habitants, contre 191 pour les adultes.

Conscient de ces chiffres, le gouvernement pourrait donc faire évoluer le protocole sanitaire à l'école. Et changer son fusile d'épaule sur la vaccination de cette tranche d'âge.

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Une première piste est de généraliser les tests dès qu'un élève est testé positif au Covid-19, comme c'est déjà le cas dans dix départements. Objectif : cibler pour mieux éviter les fermetures. 

Jusqu'à présent, la présence d'un seul enfant malade suffisait pour suspendre une classe. Ce pourrait être à partir de trois cas en maternelle et en primaire. Pas de changement en revanche dans les collèges et lycées. Enfin, le protocole pourrait être durci durant les temps collectifs.

Israël et les États-Unis ont commencé à vacciner les 5-11 ans

Les chiffres actuels amènent aussi la question de la vaccination des 5-11 ans. "Les enfants, je ne sais pas. Je me dis qu'ils sont vaccinés contre beaucoup d'autres choses. Et je ne connais pas la composition de ces vaccins, mais je fais quand même assez confiance à la science et aux laboratoires", confie une femme au micro du 20H de TF1, dans la vidéo en tête de cet article. Un homme abonde, à propos du vaccin contre le Covid-19 : "Celui-là ne me semble pas plus dangereux qu'un autre".

Sur ce sujet de la vaccination des plus jeunes, l'Agence européenne des médicaments (EMA) rendra son avis jeudi 25 novembre, alors que les États-Unis ou encore Israël ont déjà décidé de vacciner cette classe d'âge il y a plusieurs semaines. 

Très rapidement, nous aurons des données de tolérance- Pr Robert Cohen

Pour l'heure, le bât blesse concernant les données scientifiques : la seule étude sur le sujet ne porte que sur 1500 enfants. "Il faut généralement arriver à des cohortes qui sont de 100.000, 300.000 patients", explique ainsi le Pr Robert Cohen, pédiatre et infectiologue à l'hôpital intercommunal de Créteil, dans le Val-de-Marne. 

Et d'ajouter : "Aux États-Unis, nous sommes déjà à trois semaines du début de la vaccination des enfants ; les Israéliens commencent, eux aussi, leur campagne. Donc très rapidement, nous aurons des données de tolérance qui permettront de nous faire une vraie opinion".

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Mais l'Académie de médecine, elle, estime que le temps presse. "Je crois qu'il va falloir prendre une décision assez rapide compte tenu de la situation épidémiologique actuelle. On a un vaccin qui fonctionne très bien, il faut maintenant arrêter d'hésiter", juge, dans la vidéo en tête de cet article, le Pr Yves Buisson, épidémiologiste et membre de l'Académie nationale de Médecine.

Le gouvernement ne prendra pas sa décision avant d'avoir l'avis de la Haute Autorité de Santé. Même s'il est positif, la campagne ne débutera pas avant 2022.

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