Combien de convives autour de la table pour Noël et le jour de l'An ?

Combien de convives autour de la table pour Noël et le jour de l'An ?

CASSE-TÊTE - Si aucune jauge n'a été évoquée pour l'heure, les autorités invitent à éviter les "rassemblement trop nombreux" lors des fêtes de fin d'année. Pas de grandes tablées donc mais à quel point ?

Cela fait des semaines que cette question taraude les Français, et ce n'est pas l'allocution d'Emmanuel Macron, ce mardi, pas plus que celle de Jean Castex, ce jeudi, qui ont permis d'y voir plus clair. A un mois des fêtes de fin d'année, à combien peut-on espérer réveillonner chez-soi ? À 10, 20 ou même 30 personnes... si l'on entend pas être raisonnable du tout. Car, de fait, le gouvernement ne peut pas interdire les rassemblements dans la sphère privée, tout comme il ne peut pas en limiter le nombre de participants. C'est la raison pour laquelle le Premier ministre est resté vague à ce sujet lors de sa conférence de presse destinée à préciser les conditions d'assouplissement du confinement. 

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"Il est impératif que vous limitiez le nombre de personnes à table et évitiez les rassemblements trop nombreux", s'est-il contenté de dire. Les grands rassemblements seront interdits ainsi que tous les événements festifs dans les salles à louer. Bars et restaurants resteront fermés. Mardi soir, le président de la République avait, lui, invité les Français à la responsabilité et, lors de ces réunions familiales, à limiter "au maximum le nombre d'adultes ensemble dans une même pièce à un même moment".

Six à table pour le réveillon espagnol ?

Jean Castex a toutefois indiqué que des "recommandations concrètes" seraient données d'ici au 15 décembre. Doit-on présager qu'elles seront fidèles aux préconisations du gouvernement datant de l'avant-confinement, lorsque la situation sanitaire a commencé à se dégrader mi-octobre ? Pour rappel, pour un dîner chez soi, il était alors question de six personnes maximum autour de la table en comptant les enfants. Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié ce jeudi, six personnes sondées sur dix disent vouloir être "raisonnables" notamment sur cette "règle des six" maximum à table.

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En Espagne, le premier ministre Pedro Sanchez envisageait mercredi de limiter justement à six personnes le nombre de participants à ces réunions de famille de Noël. "Il ne s’agit pas d’un chiffre que nous avons sorti de nulle part", a-t-il assuré. "C'est un nombre que les professionnels de santé, les scientifiques nous ont dit suffisamment rigoureux et restrictif pour éviter une nouvelle flambée des cas", s'est-il justifié.

Dix maximum pour le réveillon allemand ?

Mardi, les régions allemandes ont plaidé pour une limitation à dix personnes issues de plusieurs foyers le nombre de participants aux fêtes de Noël et du Nouvel an pour éviter des infections au Covid-19. Les enfants de moins de 14 ans ne seraient toutefois pas comptabilisés dans la mise en place de ces restrictions, selon un relevé de propositions adopté lundi soir par les dirigeants des Länder et qui sera discuté mercredi avec le gouvernement fédéral d'Angela Merkel. 

Cette restriction serait en vigueur du 23 décembre au 1er janvier, proposent les régions, qui conseillent une mise en quarantaine des participants avant et après ces fêtes.

Pas de limite pour le réveillon britannique ?

Au Royaume-Uni, trois foyers différents pourront se rassembler au même endroit et uniquement sur une période de cinq jours maximum, du 23 au 27 décembre. Les familles pourront se déplacer sur tout le territoire. "Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti Boris Johnson, sans évoquer de jauge concernant le nombre de convives. L'Italie et la Belgique seront fixées début décembre sur les conditions dans lesquelles devraient se dérouler les fêtes. 

Cette "règle de six" ou de "règle de cinq" selon les pays, a déjà fait débat ces derniers mois, notamment en France lors de la mise en place du protocole sanitaire renforcé dans les restaurants des zones en alerte maximale. De l'avis de certains observateurs, le chiffre retenu est plus symbolique qu'autre chose. "On aurait pu dire 7, 8, 9… On s’en fiche", commentait notamment à l'époque le cardiologue Alain Ducardonnet, estimant qu’il "n’y a pas de démonstration scientifique qui dise qu’à partir de 7 c’est beaucoup plus dangereux". Et d'insister sur le sens de cette mesure : "Plus on est nombreux, plus il y a un risque de contamination".

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