Covid-19 : ces départements où le nombre de cas ne régresse plus, voire repart à la hausse

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FOCUS - Selon les derniers relevés, une quinzaine de départements dépasse le seuil d’alerte fixé à 50 cas pour 100.000 habitants. Mais outre ce seul repère, c'est la progression de ce taux affichée dans certains territoires qui est de nature à inquiéter les autorités.

"On doit rester vigilants." Si le recul de l'épidémie se confirme sur la majeure partie du territoire, "depuis deux trois jours, on enregistre une stagnation, voire une petite augmentation", a souligné ce mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran, interrogé sur l'évolution de la situation sanitaire sur Franceinfo. 

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"On a des signaux dans certains départements qui semblent montrer peut-être un frémissement", a détaillé de son côté Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement sur BFMTV et RMC, confirmant la tendance qu'il avait déjà évoquée jeudi dernier, à la sortie du dernier conseil de défense sanitaire, en indiquant que dans près d'une trentaine de départements de l'Hexagone, l'épidémie ne recule plus, voire repart légèrement à la hausse. Mais quels sont ces territoires scrutés de près ?

Le taux d'incidence s'affole en Lozère

Une quinzaine de départements enregistrait ce 12 octobre un taux d'incidence supérieur au seuil d'alerte à savoir 50 pour 100 000 habitants, selon Covid Tracker. Voici lesquels : Alpes-de-Haute-Provence (51), Alpes-Maritimes (64), Ardèche (61), Bouches-du-Rhône(93), Corse-du-Sud (88), Lozère (106), Mayenne (57), Haute-Savoie (51), Paris (75), Yvelines (61), Essonne (56), Hauts-de-Seine (59), Seine-Saint-Denis (71), Val-de-Marne (65), Val d'Oise (64). A titre de repère, au niveau national, le taux d'incidence est de 43 cas pour 100 000 habitants.

Mais outre ce critère, c'est la progression de ce seuil d'alerte qui interpelle dans certains territoires. À commencer par la Lozère où, à titre de repère, le taux d'incidence était encore à 29 au cours de la semaine du 29 au 2 octobre, soit une augmentation de 265%. "La situation épidémique se dégrade fortement depuis quinze jours à peu près, surtout ces trois, quatre derniers jours. On a un taux d’incidence aujourd’hui qui est deux fois le seuil d’alerte, donc à 102 pour 100 000 habitants, ce qui commence à être préoccupant pour notre département", a commenté le directeur de l'ARS de la Lozère Mathieu Pardell sur France Bleu Gard Lozère. 

Des pics liés à l'émergence de clusters ?

La surveillance est également de mise en Corse du Sud, où le taux d'incidence se situait à 61 une semaine plus tôt. A contrario le fait que le taux d'incidence se situe toujours à 93 dans les Bouches-du-Rhône est moins alarmant à la lumière taux relevé une semaine plus tôt : 114. C'est d'ailleurs dans ce département du Sud de la France que la chute la plus importante du taux d'incidence a été observée ces derniers jours. Idem pour les Alpes-de-Haute-Provence ou la Haute-Savoie où le léger dépassement du seuil d'alerte se veut même rassurant puisqu'il reste là aussi en baisse sur sept jours. Quant d'autres départements, eux, confirment cette tendance au "frémissement" évoquée par Gabriel Attal, à commencer par ceux de région parisienne qui n'enregistrent ni baisse ni hausse notable de leur taux d'incidence ces derniers jours.

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Pour rappel, d'autres départements se sont retrouvés au centre de l'attention des autorités comme le Maine-et-Loire et la Mayenne, dans la région des Pays de la Loire, qui déjà au-dessus du seuil d'alerte, avaient enregistré des taux d'incidence en progression de 5 à 10%. L'Aude, également citée par le porte-parole du gouvernement jeudi 7 octobre, avait enregistré une augmentation de près de 15%, portant son taux d'incidence à 66 tandis que la Haute-Marne avait connu la plus forte croissance à savoir, 24%. À noter que ces chiffres orientés à la hausse dans certains départements peuvent être la conséquence de l’émergence de nouveaux clusters dans certains secteurs, comme l'avait analysé la préfecture du Maine-et-Loire dans un communiqué la semaine dernière.

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